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AFPC'est un coup de tonnerre, et même bien plus que ça. Les défaites du Barça en Liga sont suffisamment rares pour constituer un événement. Celle concédée à Anoeta (3-1), samedi, en est un à plus d'un titre. Déjà parce qu'elle condamne le club catalan à se faire distancer de trois points par son grand rival, le Real Madrid, nouveau leader de Liga. Aussi, peut-être même surtout, parce que le FC Barcelone s'est incliné logiquement face à la Real Sociedad. Et voir cette équipe qui était encore la référence européenne il n'y a pas si longtemps battue à la régulière est un phénomène encore plus rare qui a plusieurs explications.
Tata Martino n'a pas aligné la meilleure équipe possible à Anoeta. Quatre jours après la victoire acquise à Manchester City (0-2) en Ligue des champions, l'entraîneur barcelonais a décidé de procéder à une rotation d'effectif qui a surtout concerné le secteur défensif, avec les titularisations de Martin Montoya, Marc Bartra et Adriano en défense, et celle d'Alexandre Song au milieu. Si le turn-over a rarement été préjudiciable au Barça cette saison, il peut en revanche expliquer les lacunes défensives connues par le club catalan en terre basque. L'arrière-garde blaugrana a été dépassée sur l'ensemble de la rencontre, et elle a eu une part de responsabilité sur les trois buts inscrits par la Real Sociedad. Un adversaire face auquel Martino aurait probablement dû aligner ses titulaires.
Lors du match de Copa del Rey entre les deux équipes à Anoeta (1-1), ou encore mardi dernier à Manchester City (0-2), le FC Barcelone avait aligné ses quatre stars du milieu, Sergio Busquets, Xavi, Cesc Fabregas et Andres Iniesta. Il avait affiché davantage de maîtrise dans le jeu qu'à Anoeta, où Tata Martino avait choisi une organisation avec trois véritables attaquants. Une décision que l'entraîneur du Barça a lui-même déploré en conférence de presse. "Nous estimions que c'était un match où nous devions rechercher davantage la profondeur et, avant la rencontre, j'ai estimé que cette profondeur, il fallait la rechercher en alignant un attaquant de plus, a-t-il expliqué. Cela a été probablement une très mauvaise lecture de ma part de ce dont nous avions besoin."
A Anoeta, on n'a pas vu la Real Sociedad attendre dans ses 30 mètres que le Barça perde l'un de ses rares ballons pour tenter de gagner sur un contre. Alors que ce scénario se produit la plupart du temps sur les rares défaites catalanes en championnat ces dernières saisons. Au contraire, on a vu une équipe basque jouer son jeu du début à la fin de la rencontre, et gagner ainsi sans jamais renier sa philosophie de jeu. Tout en mettant l'intensité nécessaire pour imposer sa loi dans les duels à un Barça qui n'a pas montré assez de répondant dans ce domaine. Une impression dont témoignaient d'ailleurs les Barcelonais à l'issue de la rencontre. "L'adversaire a très bien joué, il nous a été supérieur", reconnaissait ainsi Tata Martino dans un constat identique à celui de ses joueurs. Et il est rare que Barcelone trouve un adversaire qui lui soit supérieur.