Un remaniement « normal »? « Ça va relever de l’ajustement, on sera dans l’épaisseur du trait », banalise un ténor du PS. On connaîtra jeudi, sauf surprise, le nom des « deux ou trois » petits nouveaux qui devraient rejoindre le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, selon plusieurs sources dans la majorité.
Tenir la promesse de la parité
François Hollande ne rentrant que jeudi du sommet Rio+20 sur l’environnement au Brésil, les deux têtes de l’exécutif discuteront du casting… au téléphone. Ils se retrouveront vendredi matin, avant le premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe. Les 24 ministres candidats aux législatives (sur 34 au total) ayant tous sauvé leur siège, les changements s’annoncent marginaux. Objectif affiché : pourvoir des secteurs non couverts, comme le commerce extérieur ou la formation professionnelle. Pas de grand jeu de bonneteau en vue donc, selon Matignon. Les ministres déjà en poste s’attendent à être confirmés, malgré quelques couacs (Vincent Peillon sur les rythmes scolaires, Cécile Duflot sur le cannabis ou Delphine Batho qui peine à trouver sa place à la Justice). Hollande, qui entend aussi tenir sa promesse sur la parité, achètera-t-il les bonnes grâces de ses alliés écolos, communistes ou chevénementistes, alors même qu’il détient la majorité absolue à l’Assemblée avec le PS seul? L’ex-patron du PC Robert Hue fait figure de favori parmi les entrants. De quoi rattraper, peut-être, la petite phrase de Hollande en février : « Il n’y a plus de communistes en France. Ou plus beaucoup. »

