Une annonce qui intervient quelques heures avant la réunion convoquée ce jeudi à 8 heures par François Hollande à l'Elysée pour «faire le point» sur le dossier Alstom, convoitée également par Alstom. <btn_noimpr>
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De leur côté, «MHI et Siemens décideront d'ici (lundi) 16 juin s'ils soumettent ou non une offre officielle au conseil d'Alstom», indiquent les deux groupes dans un communiqué commun, qui ne précise pas quels actifs sont visés. A Paris, une source proche du dossier a évoqué une offre sur le pôle énergie de l'industriel français.
Selon cette source, confirmant une information de l'agence Bloomberg, il s'agirait de construire deux entités, l'une regroupant certaines activités d'Alstom et Siemens d'un côté, et de l'autre celles de MHI et le restant des activités énergétiques d'Alstom.
«MHI a été invité à joindre ses forces à Siemens et nous croyons fermement pouvoir contribuer de manière importante à la solution d'un partenariat pour Alstom qui créerait de la valeur pour tous, y compris pour la France», a seulement commenté, dans le communiqué, Shunishi Miyanaga, le patron de l'industriel japonais.
«Ce serait un démantèlement»
«Alstom est sceptique et choqué. (...) Ce serait un démantèlement», a-t-on indiqué dans l'entourage du groupe industriel français. «Ce n'est pas une solution pérenne pour les problématiques» d'Alstom, comme l'absence de taille critique, un marché énergétique européen en berne et la concurrence internationale accrue, a poursuivi cette source proche du groupe.
En s'alliant à MHI, Siemens tente de contrer son concurrent américain General Electric, qui a déjà mis sur la table 12,35 Mds€ pour le pôle énergie d'Alstom, une offre qui a les faveurs du groupe, mais pas du gouvernement français.
Début mai, Siemens et MHI avaient déjà annoncé une collaboration, avec la création d'ici début 2015 d'une co-entreprise fusionnant leurs activités de machines pour la métallurgie.

