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Reprise de Goodyear : Titan admet une discussion avec Montebourg

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Reprise de Goodyear : Titan admet
une discussion avec Montebourg
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<time datetime="2013-10-22T22:45:30" itemprop="datePublished">Publié le 22-10-2013 à 22h45</time> - <time datetime="2013-10-22T22:49:01" itemprop="dateModified">Mis à jour à 22h49</time>

Maurice Taylor, le patron de Titan International, conditionne son offre à un accord préalable avec la CGT.

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Le président de Titan International, Maurice Taylor, en 2009. (Charlie Neibergall/AP/SIPA)

Le président de Titan International, Maurice Taylor, en 2009. (Charlie Neibergall/AP/SIPA)

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Le patron de Titan International a finalement admis mardi 22 octobre avoir discuté avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg au sujet de la reprise partielle de l'usine Goodyear à Amiens Nord, mais conditionne son arrivée à l'accord de la CGT.

Des représentants de la CGT de l'usine sont attendus mercredi matin à Bercy pour y rencontrer Arnaud Montebourg.

Joint par l'AFP mardi aux Etats-Unis, Maurice Taylor a finalement confirmé avoir discuté avec Arnaud Montebourg d'une éventuelle reprise de l'activité de pneus agricoles d'Amiens Nord, 24 heures après avoir refusé une telle confirmation.

Mais il a conditionné l'arrivée de Titan à un accord préalable avec la CGT.

"Oui, j'ai rencontré le ministre en août dernier, c'est un homme très sympathique", a-t-il dit lors d'un entretien téléphonique.

La CGT émet des réserves

"Le ministre voulait savoir si nous serions intéressés par la sauvegarde de ces quelque 300 emplois. J'ai dit 'oui, une fois que vous aurez réglé' " les dissensions avec les syndicats, a-t-il précisé. Mais "je ne vais pas discuter moi-même avec la CGT, ce ne sont pas mes employés", a-t-il ajouté.

Je lui ai répondu 'vous obtenez un accord entre Goodyear et la CGT, et nous ferons les choses de façon juste. Je serai à vos côtés et nous irons boire du bon vin français'", a conclu Maurice Taylor.

Un accord n'est pas encore gagné, alors que les représentants de la CGT, qui doivent rencontrer mercredi Arnaud Montebourg à Paris pour évoquer l'offre de Titan, ont déjà émis des réserves.

"Ils annoncent 333 personnes, c'était 537 il y a quelques mois. Il va falloir qu'il (Maurice Taylor) revoie sa copie, parce que ça ne marchera pas", a déclaré Franck Jurek (CGT), secrétaire adjoint du comité d'entreprise.

Une délégation de la CGT sera reçue mercredi par Arnaud Montebourg pour évoquer l'offre de Titan sur la division agraire de l'usine Goodyear, a indiqué le syndicat majoritaire, qui se montre sceptique.

Arnaud Montebourg avait annoncé lundi un retour surprise de Titan dans le dossier Goodyear, affirmant que Titan et son PDG Maurice Taylor seraient prêts à reprendre 333 emplois dans l'usine picarde, dont le maintien serait garanti pendant quatre ans.

"Une paix des braves"
On ne s'attendait pas franchement à ce qu'on nous resserve Titan mais on y va sans a priori, on va discuter, on va voir ce qu'ils nous expliquent, puisque c'est par leur intermédiaire que cette proposition arrive", a déclaré l'avocat de la CGT Fiodor Rilov.

Mardi matin sur LCP, Arnaud Montebourg avait souligné son rôle d'intermédiaire dans ce dossier, expliquant qu'il lui revenait de "faire aboutir" la discussion.

"Cette offre a été faite au gouvernement. Elle n'a pas été faite à Goodyear. Donc, je suis dépositaire de cette offre. Ce n'est pas, ni à M. Taylor ni à quelqu'un d'autre, de la commenter. C'est à moi de la faire aboutir et de convaincre toutes les parties prenantes", a-t-il ajouté.

"C'est aux salariés de nous dire ce qu'ils veulent. Moi, je pense que nous pouvons trouver une paix possible des braves. C'est mieux que rien et, moi, j'ai besoin de conserver un outil industriel", a-t-il plaidé, insistant sur le fait qu'il voulait "sauver le plus possible d'emplois".

Le ministre a eu en revanche des mots durs pour Goodyear qui, selon lui, "ne veut pas entendre d'autre débouché que le licenciement des personnes qui sont concernées".

Goodyear a annoncé en début d'année la fermeture du site d'Amiens-Nord, qui emploie près de 1.200 salariés, dont 700 pour l'activité de pneus agricoles sur laquelle porte l'offre évoquée par Arnaud Montebourg.

La direction avait justifié cette décision par la mauvaise santé du marché européen du pneus de tourisme et "cinq années de négociations infructueuses" pour sauver le site menacé depuis 2008.

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