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Résultats serrés aux législatives israéliennes

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Résultats serrés aux législatives israéliennes

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-03-17T21:39:29+01:00" itemprop="datePublished">17.03.2015 à 21h39</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-03-17T21:42:46+01:00" itemprop="dateModified">17.03.2015 à 21h42   lien </time>

 
 
L'essentiel
  • Les premiers sondages à la sortie des urnes donnent au coude à coude le Likoud du premier ministre Benyamin Nétanyahou et le parti de centre-gauche Union sioniste.
  • M. Nétanyahou joue sa survie politique dans ces législatives, devenues un référendum sur sa personne.
  • La liste commune formée par les partis arabes israélien deviendrait la troisième force au Parlement.
  • Le nom du nouveau chef du gouvernement pourrait n'être connu que dans plusieurs semaines, au terme de difficiles tractations pour construire une coalition gouvernementale.

Les premiers sondages diffusés par les télévisions à 22 heures (21 heures à Paris), mardi 17 mars au terme des législatives israéliennes, ne donnaient aucun vainqueur clair. Le Likoud, le parti de droite du premier ministre israélien sortant, Benyamin Netanyahou, qui joue sa survie après six ans de mandat, était au coude à coude avec l'Union sioniste, la liste de centre-gauche du travailliste Isaac Herzog. Selon les différentes projections, le Likoud obtiendrait un siège d'avance sur le centre-gauche, ou bien les deux listes seraient à égalité avec 27 sièges.

La liste commune formée par les partis arabes israéliens deviendrait quant à elle, pour la première fois dans l'histoire du pays, la troisième force au Parlement avec 13 députés élus. Les chaînes privées 2 et 10 créditaient cette liste, qui rassemble quatre partis présentant des candidats juifs et arabes, de 13 sièges, tandis que la Première Chaîne (publique) leur en donnait 12.

Si les Israéliens devraient avoir une idée précise de la formation de leur 20e Knesset dans la nuit, le nom du nouveau premier ministre pourrait n'être connu que dans plusieurs semaines, tant les tractations s'annoncent difficiles pour construire une coalition gouvernementale. Compte tenu de la multitude de partis en lice, ce n'est pas nécessairement le chef de la liste arrivée en tête qui sera appelé le premier par le président, Reuven Rivlin, à former un gouvernement, mais celui qui sera jugé le plus à même de constituer une coalition.

Suivre la soirée électorale sur le compte Twitter de notre correspondant :


  1. Kahlon annonce qu'il ne se prononcera pas avant les résultats définitifs.

  2. Netanyahou se réjouit sur Facebook d'une "grande victoire pour le Likoud et le camp nationaliste".

  3. La donne personnelle à droite va jouer. Rapports catastrophiques entre Netanyahou et Kahlon, ex membre du Likoud, ainsi qu'avec Yair Lapid.

  4. Le président Rivlin prend déjà position: "seul 1 gouv d'union nationale peut empêcher la désintégration rapide de la démocratie israélienne"

  5. Comme prévu, on n'a pas la moindre idée qui sera 1er min, au soir de l'élection. L'émiettement du paysage pol est une constante.

  6. Les centristes de Yesh Atid ne renouvellent pas leur exploit de 2013. Nouveau parti, ils avaient eu 19 sièges. Sont donnés à 11-12.

  7. Herzog peut être déçu par le faible écart mais pas par son score. L'Union sioniste à 27, personne n'y aurait cru à l'annonce de sa formation

  8. Attendez-vous à retrouver l'expression "faiseur de roi", concernant Kahlon, dans des centaines d'articles demain de la presse mondiale.

  9. Le parti de gauche laïc Meretz réussirait à se maintenir à la Knesset, ce qui n'allait pas de soi dans les derniers sondages.

  10. Moshe Kahlon, ex ministre de Nétanyahou, dans un rôle pivot, entre les deux blocs. Son ralliement va coûter cher. Son parti aurait 10 sièges

  11. Récapitulatif des sondages de 22h sur les 3 grandes chaines. pic.twitter.com/W4HLIUQDeM

    Voir l'image sur Twitter
  12. Bennett aurait seulement 8 sièges. Netanyahou a vampirisé l'électorat des autres partis de droite. Il n'est pas assuré d'avoir une coalition

  13. Netanyahou a réussi à mobiliser l'électorat de dr en agitant le spectre de l'alternance, d'une gauche irresponsable alliée aux Arabes isr

  14. Incertitudes demeurent sur le sort des petits partis. Mais mauvaise soirée pour Herzog qui ne décroche pas le Likoud.

  15. Channel 1 donne 25/22 pour Herzog. Mais Channel 2 donne le Likoud en tête à 28, devant l'Union sioniste à 27, la Liste arabe unie à 13.

  16. Sondages contradictoires. Confusion. Cris de joie au Likoud. Les écarts sont très serrés.

  17. Joint List head @Ayman_Odeh_TJL optimistic at HQ in Nazareth: I think it's safe to say Likud will be in opposition pic.twitter.com/OPZfOaFRQT

    Retweeté par piotr smolar
    Voir l'image sur Twitter
  18. According to both early exit poll results, Yachad, the far-right party, doesn't cross the electoral threshold of 3.25% of the vote.

    Retweeté par piotr smolar
  19. Yuli Edelstein, présid de la Knesset: "les écarts sont très serrés. (..)ce fut l'une des campagnes les + faibles."

  20. Dans une heure, les sondages de sortie des urnes seront publiées sur les 3 grandes chaînes. La tension monte.

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    Près de 6 millions d'électeurs étaient appelés à choisir leurs 120 députés dans plus de 10 000 de vote mardi. A 19 heures (20 heures à Paris), le taux de participation était de 65,7 %, légèrement en hausse par rapport à la précédente élection, en 2013 (63,9 %).

    M. Nétanyahou, et son épouse, Sara, avaient voté quelques minutes seulement après l'ouverture des bureaux dans une école de Jérusalem. « Il n'y aura pas de gouvernement d'union avec le Parti travailliste, avait-il répété. Je formerai un gouvernement national », promettait-il, en projetant de s'appuyer sur les partis de droite. Isaac Herzog avait également voté de bon matin à Tel-Aviv.

     Lire nos explications : Israël : les Israéliens vont-ils tourner la page Nétanyahou ?

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    Dans un bureau de vote à Haïfa, mardi matin. </figure>

    Référendum pour ou contre M. Nétanyahou

    La campagne électorale, marquée par de multiples scandales, a vu l'affaiblissement progressif de Benyamin Nétanyahou. Les adversaires du premier ministre avaient su opposer avec succès l'augmentation, indéniable, du coût de la vie, à sa campagne dominée par les enjeux sécuritaires. Peu à peu, le vote est apparu comme un référendum pour ou contre sa personne.

    >> Lire un décryptage des enjeux de la campagne : « Bibi » ou « Bouji » : les électeurs israéliens appelés aux urnes

    A 65 ans, le premier ministre tient depuis vingt ans son parti, le Likoud, et achève son troisième mandat à la tête du pays (le premier de 1996 à 1999, puis deux depuis mars 2009). Son électorat s'est effrité dans les sondages au profit de formations de centre-droit, ainsi que des ultra-orthodoxes et du Foyer juif de Naftali Bennett sur sa droite. Il avait tenté lundi un appel à cette frange la plus dure de son électorat, en enterrant l'idée d'un Etat palestinien tant qu'il serait au pouvoir.

    Lire aussi : La gauche israélienne est en tête dans les sondages

    C'est M. Nétanyahou lui-même qui avait provoqué ces élections plus de deux ans avant l'échéance prévue, en renvoyant deux de ses ministres, Tzipi Livni, et le centriste Yaïr Lapid. Ils s'étaient opposés à un projet de loi très controversé, fin novembre 2014, définissant Israël comme un Etat juif.

    Mme Livni a mené campagne avec Isaac Herzog au sein de l'Union sioniste, le nouveau nom des travaillistes. M. Herzog, figure pâle, aussi policée que M. Nétanyahou peut être abrupt, s'est contenté de déclarations vagues sur la résolution du conflit israélo-palestinien. Il a axé sa campagne sur la cherté de la vie, le prix des logements et les inégalités. Il a dominé les sondages sans pour autant soulever l'enthousiasme. Il pourrait devenir le premier chef de gouvernement travailliste depuis Ehoud Barak, en 2001.

    Lire le portrait : Isaac Herzog, un travailliste sans charisme

    Les formations représentant les Arabes israéliens (20 % de la population) s'unissaient pour la première fois en une liste commune. Elles paraissent avoir bénéficié d'une mobilisation importante, en faisant campagne sur l'intégration des Arabes en Israël, mais en laissant de côté la résolution du conflit israélo-palestinien. Elles ont averti qu'elles ne participeraient pas à un gouvernement de centre-gauche, pour ne pas avoir à cautionner la poursuite de l'occupation en Cisjordanie. Mais ses députés voteraient pour l'alternance.

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    Benyamin Nétanyahou et son épouse, Sara, ont voté quelques minutes seulement après 7 heures, heure locale (5 heures, heure de Paris) dans une école de Jérusalem. </figure>
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