Pour la fédération sud-africaine de rugby, il n'y a apparemment pas assez de joueurs noirs de peau. L'Afrique
du Sud va remettre en vigueur les quotas ethniques prônés à la fin des années 1990, favorisant ainsi
l'émergence de joueurs noirs, a annoncé mercredi la South Africa Rugby Union (SARU).
Ces nouvelles règles s'appliqueront à la Vodacom Cup, compétition inter-provinciale, équivalent de
la deuxième division du Super Rugby en Afrique du Sud. Dès la saison prochaine, chaque équipe qui
y participera devra ainsi compter au moins 7 joueurs noirs dans son groupe de 22 établi à chaque match,
dont au moins deux avants. Cinq devront être titulaires au coup d'envoi.
''Voir émerger un réservoir de talents noirs''
Pareilles directives avaient déjà été instaurées en 1999. Celles-ci portaient néanmoins sur les joueurs
''non-blancs'' et avaient ainsi favorisé l'arrivée de rugbymen métissés et très peu de noirs, avant d'être
supprimées en 2004. Le groupe de Springboks appelé à rencontrer l'Argentine au Four Nations,
samedi à Soweto, comprend trois joueurs noirs ou métis : les ailiers Bjorn Basson et le Toulonnais
Bryan Habana ainsi que le pilier Tendai Mtawarira, né au Zimbabwe.
''Le but, c'est de voir émerger un réservoir de talents noirs où les entraîneurs de Currie Cup et du
Super Rugby puissent puiser et qui fournissent, à terme, davantage d'options au sélectionneur des
Springboks", a expliqué le président de la SARU, Oregan Hoskins. En Afrique du Sud, où l'apartheid
a été aboli en 1991, le rugby est traditionnellement prisé par les Blancs, descendants d'immigrants
européens, quand la population noire se passionne davantage pour le football et les Bafana Bafana.
