De pauvres coqs pris à la gorge
C'est parti comme un coup de fusil.
Dès la cinquième minute, sur un slalom du demi de mêlée Botes entre Mas et Papé, Sergio Parisse, le capitaine des Transalpins, se retrouve dans l'en-but au terme d'un mouvement d'envergure. Les Bleus répliquent sur leur première véritable incursion dans le camp adverse et Picamoles marque en force (12e), mais l'étincelle vient d'en face.
Vifs, constructifs et bien organisés, les joueurs de Jacques Brunel poursuivent leur récital. Ils se détachent (13-5, 18e) et se déchaînent à mesure que les Bleus palissent. A la pause, Philippe Saint-André n'en mène pas large mais il peut souffler. Ses hommes ont pris les devants grâce à un essai de Fall (34e) sur une percée de Huget, à l'aise dans son rôle d'arrière (15-13).
Récital italien
Au retour des vestaires, les Blancs, toujours aussi actifs, sont de nouveau les maîtres du jeu. Machenaud tente de forcer le destin en s'échappant dans un trou de souris mais échoue à cinq mètres de l'en-but. La relance qui suit fait mouche pour les Italiens. Au bout de l'action, le pilier Castrogiovanni marque l'essai (58e, 20-18). Papé sort, blessé. Le souvenir de 2011 (défaite 22-21) ressurgit. Ce ne sera plus le seul revers des Bleus contre l'Italie. Il a désormais un petit frère. La tournée de novembre (trois succès face à l'Australie, l'Argentine et les Samoa) semble tout-à-coup bien loin.
