Quel exploit ! En remportant le Top 14 une semaine après avoir conservé son titre de champion d'Europe face aux Saracens à Cardiff (23-6), le Rugby club toulonnais réussit un doublé inédit que beaucoup pensaient impossible. <btn_noimpr>
C'est justement cet incroyable enchaînement, aussi éprouvant pour les nerfs que les organismes, qui donne tout son sel à la performance des Rouge et Noir, dont la soif de victoires semble inextinguible. Il faut aussi mesurer chez les «Galactiques» toulonnais cette haine tenace de la défaite qui constitue leur moteur, après avoir buté deux fois de suite d'un rien en finale du Top 14, en 2012 contre Toulouse (18-12) et en 2013, en panne d'essence, face à Castres (19-14).
Wilkinson quitte le rugby pour entrer dans la légende
Voilà donc le Bouclier revenu sur la Rade 22 ans après sa dernière visite, donnant corps à l'un des rêves les plus fous du fantasque président toulonnais Mourad Boudjellal. Inutile de tenter de se figurer la ferveur qui s'emparera dimanche de Toulon, quand Jonny Wilkinson et ses partenaires reviendront présenter deux trophées après dix jours de campagne loin du Var.
Pour l'ouvreur et capitaine anglais, légende vivante du jeu dont le talent n'a d'égal que l'humilité, c'est une fin en apothéose à 35 ans. Lui qui aura quasiment tout gagné -dont un titre de champion du monde en 2003- aura été un des grands artisans de la conquête du Bouclier en inscrivant 15 des 18 points de son équipe au pied dont un drop plein d'assurance qui permit à son équipe de virer en tête avant la pause. «Le Top 14 a changé ma vie. Pour être honnête ça a été une expérience exceptionnelle. J'ai passé la moitié de ma vie avec un ballon de rugby. Arrêter ma carrière, c'est un choc pour moi. Mais je vais garder en mémoire ces bons souvenirs avec Toulon»,a-t-il confié à l'issue de la rencontre.
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Castres s'est longtemps accroché à son Bouclier dans l'espoir de retrouver tout à fait les accents d'un passé glorieux (1949, 1950). Mais, contrairement à l'an passé, il a manqué au CO un brin de précision dans tous les secteurs et des acteurs tout à fait sublimés par l'événement, à l'image de la charnière Kockott-Tales plutôt quelconque samedi soir. Peut-on toutefois parler d'une désillusion pour ce CO sans véritable vedette qui n'a pas fini d'accomplir des miracles avec le neuvième budget du Top 14 ?
Avec un nouvel attelage d'entraîneurs (Milhas, Darricarrère, Rolland à la place de Labit et Travers) aux commandes, les Castrais ont semblé certes avoir retrouvé la baguette magique, écartant Clermont en barrage à Marcel-Michelin (22-16) puis Montpellier en demies (22-19) à Lille sur le chemin de la finale. Face à la broyeuse toulonnaise, cela n'a cependant pas suffi...
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