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Mgr Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Reuters
« Nous ne pouvons pas abandonner la foi catholique dans ces négociations. Sur cela, il n'y aura pas de compromis. Je ne pense pas qu'il y aura de nouvelles discussions. » Sur la radio allemande Norddeutscher Rundfunk (NDR), Mgr Gerhard Müller, nouveau préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, officialise l'échec du dialogue entrepris avec les intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) en vue d'une réintégration au sein de l'Église catholique. Sans attendre le communiqué du Saint-Siège, Mgr Müller dit tout haut ce qui se chuchotait depuis quelque temps dans les couloirs de la congrégation vaticane chargée des négociations avec les intégristes.
Ces dernières semaines, les responsables de la Fraternité Saint-Pie-X avaient eux-mêmes laissé entendre que les pourparlers, entamés en 2010 à la demande du pape, étaient dans l'impasse, Rome exigeant que les intégristes acceptent les réformes du dernier Concile. « Vatican II ne contredit pas la tradition de l'Église, mais corrige seulement de fausses interprétations de la foi catholique », insiste Mgr Müller dans l'entretien, à quelques jours des célébrations du cinquantenaire de Vatican II.
Or, les intégristes refusent « les erreurs » du Concile, notamment l'ouverture au monde, la liberté de conscience, le dialogue avec les autres religions, ou encore la « messe moderne ». L'archevêque allemand connaît bien les arguments de la FSSPX. Dans son archidiocèse de Ratisbonne, il avait eu à gérer les relations, souvent délicates, avec le séminaire de la Fraternité à Zaitzkofen. Mgr Müller assure néanmoins que « d'un point de vue pastoral, la porte reste toujours ouverte ».