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Rythmes scolaires: La réforme suspectée de creuser les inégalités

Rythmes scolaires: La réforme suspectée de creuser les inégalités

Créé le 11/02/2013 à 20h57 -- Mis à jour le 11/02/2013 à 21h01
 Une école en grève à Paris le 22 janvier 2013
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Une école en grève à Paris le 22 janvier 2013 THOMAS SAMSON / AFP

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ECOLE - Entre 36,8% et 60% des enseignants sont en grève ce mardi...

Ils craignent une réforme à deux vitesses. Près de 60% des enseignants du premier degré seront en grève ce mardi, selon le SNUipp, pour demander «une réforme des rythmes scolaires réussie pour tous les élèves sur tout le territoire» et son report en 2014, précise le syndicat. Le ministère de l’Education prévoit, lui, 36,8% de grévistes.

Pour qui le coût de la réforme?

L’un des principaux griefs retenus contre cette réforme est qu’elle risque de creuser les inégalités territoriales: «Elle ne sera réussie que dans les communes où l’on aura l’argent et l’ingénierie éducative adéquate. Elles seules auront les moyens financiers de proposer des activités sportives et artistiques intéressantes», affirme Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp. Même son de cloche à l’Association des maires de France (AMF): «Certaines communes disposent d’intervenants municipaux, d’autres pas. Dans ce contexte, plusieurs d’entre elles ne pourront proposer que de la garderie scolaire aux élèves», souligne Pierre-Alain Roiron, vice-président de l’AMF, chargé de l’éducation.

«Par ailleurs, rien dans le décret sur les rythmes ne garantit que tous les enfants bénéficieront d’activités périscolaires gratuites», insiste Sébastien Sihr. Car si le gouvernement accorde une aide de 50 euros par élève (et même de 90 euros dans les zones en difficultés) aux communes qui passeront à la semaine de 4,5 jours dès 2013, il n’est pas prévu pour l’heure que l’aide soit pérennisée. Ce qui laisse craindre à terme que le coût de la réforme retombe sur les contribuables ou les parents d’élèves, particulièrement dans les villes les plus désargentées.

«Le dialogue doit continuer»

Face à ces questions, François Hollande a prôné l’apaisement lundi: «Dans l’Education nationale, la concertation doit se poursuivre, le dialogue doit continuer de sorte que des réponses puissent être apportées.» Un effort de pédagogie pourtant déjà fait par le ministre Vincent Peillon, qui a multiplié les déplacements sur le terrain ces dernières semaines pour défendre sa réforme…

Delphine Bancaud
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