Les auteurs se prononcent aussi pour une journée de classe qui ne dépasse pas cinq heures en primaire, en sixième et en cinquième, et pas plus de six heures en quatrième et troisième. Ils soulignent que ces préconisations n'engagent pas nécessairement le ministre. Vincent Peillon, qui a reçu vendredi le rapport issu de cette concertation lancée en juillet, rendra ses premiers arbitrages jeudi. Auparavant, mardi, François Hollande aura fixé les orientations de la refondation de l'école, une priorité de son quinquennat. Un projet de loi d'orientation et de programmation est prévu avant la fin de l'année.
Pour une journée de classe qui ne dépasse pas les cinq heures en primaire
Au-delà de la semaine de 4 jours et demi, le rapport se prononce pour une journée de classe qui ne dépasse pas 5 heures en primaire, en 6e et en 5e, et pas plus de 6 heures en 4e et en 3e.
Le rapporteur Christian Forestier a aussi insisté sur « la nécessité de prévoir un accueil de tous les enfants jusqu'à une heure avancée de l'après-midi. Ce temps doit permettre l'aide aux devoirs, l'aide personnalisée. Cela fait des années que l'on se bat pour ne plus avoir de devoirs à la maison. On pourra peut être gagner la bataille ».
Une pause d'une heure et demie à la mi-journée est également préconisée. « Il faudrait (aussi) refléchir à un allongement d'une ou deux semaines » de l'année scolaire, mais ce sujet ne fait pas consensus, a-t-il précisé. Si on veut respecter l'équilibre sept semaines de classe, deux semaines de vacances, « soit on ne zone aucune vacance, soit on les zone toutes », a-t-il fait valoir. Actuellement, les vacances d'hiver et de printemps ont déjà lieu à des dates décalées selon les académies, un casse-tête pour certaines familles recomposées. L'industrie du tourisme y tient pour préserver son chiffre d'affaires, notamment à la montagne.
32% des écoliers français jugés faibles ou très faibles »
« Beaucoup de Français attendent un changement en profondeur », affirme le rapport, rappelant que « le niveau moyen des acquis scolaires stagne et, surtout, (que) les inégalités scolaires progressent ». Dans le primaire, entre 2001 et 2006, la France est passée du 18e au 27e rang, « avec 32% des écoliers français jugés faibles ou très faibles » pour une moyenne européenne de 25%. Le nombre de sorties sans qualification stagne à environ 140.000 chaque année.
Les lycéens dénoncent aussi les « journées à rallonge »
Un nouveau rythme que l'UNL, le principal syndicat lycéen, souhaiterait également voir s'instaurer dans les lycées, dénonçant « des journées à rallonge ». L'UNL souhaite voir « une limitation légale de la journée à six heures de cours, une pause méridienne d'1H30 minimum, ainsi qu'un temps libéré le soir pour faire du lycée un lieu de vie en plus d'un lieu d'études », a expliqué Victor Colombani, le président de l'UNL lors d'une conférence de presse, juste avant la remise du rapport sur la refondation de l'école. « Le statu quo sur les rythmes scolaires n'est plus possible dans le secondaire. Nous comprenons que l'accent soit mis sur le primaire mais priorité ne veut pas dire exclusivité », a-t-il déclaré.
Un nouveau rythme que l'UNL, le principal syndicat lycéen, souhaiterait également voir s'instaurer dans les lycées, dénonçant « des journées à rallonge ». L'UNL souhaite voir « une limitation légale de la journée à six heures de cours, une pause méridienne d'1H30 minimum, ainsi qu'un temps libéré le soir pour faire du lycée un lieu de vie en plus d'un lieu d'études », a expliqué Victor Colombani, le président de l'UNL lors d'une conférence de presse, juste avant la remise du rapport sur la refondation de l'école. « Le statu quo sur les rythmes scolaires n'est plus possible dans le secondaire. Nous comprenons que l'accent soit mis sur le primaire mais priorité ne veut pas dire exclusivité », a-t-il déclaré.
Notre reportage à Toulouse dans une école qui accueille déjà des élèves le mercredi (édition abonnés).


