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Entre le sport et la politique, il n'y a qu'un pas que l'ex président a franchi pour plaider en faveur d'une vision multipolaire du monde. Photo : AFP
Cyclisme, footing... Nicolas Sarkozy n'a jamais caché sa passion pour l'exercice physique. Sauf que ce mardi à Doha, il a délaissé sa tenue de sport au profit du costume cravate pour apporter son expertise d'ancien chef de l'Etat.
L'ancien président français s'est interrogé mardi sur le calendrier des événements sportifs, plaidant pour une adaptation de ceux-ci afin de favoriser l'organisation de JO ou d'une Coupe du monde de football par des pays où le climat ne le permet pas l'été.
"Je dis cela parce que la chaleur devient insupportable
"Est-il absolument indispensable que les JO se tiennent systématiquement au mois d'août ? Où est-ce écrit ? Et la Coupe du monde de football, doit-elle absolument se dérouler en juin-juillet ? A-t-on une vision si fragile de cet événement ?", a-t-il lancé à l'occasion du forum mondial du sport où il était l'invité de l'émir du Qatar.
"Je dis cela parce que la chaleur devient insupportable à certaines époques de l'année. Je sais, majesté, que vous avez pris des engagements et je suis sûr que vous les tiendrez", a-t-il argumenté en s'adressant à l'émir du Qatar, dont le pays accueillera le Mondial-2022 de football dans des stades climatisés.
Une vision multipolaire du monde
Entre le sport et la politique, il n'y a qu'un pas que l'ex président a franchi pour plaider en faveur d'une vision multipolaire du monde. "Il en va de la gouvernance du sport mondial comme de la gouvernance politique: les grands événements sportifs mondiaux ne peuvent plus être l'apanage des seules vieilles nations occidentales et industrielles. Je défends l'idée d'un meilleur partage de l'organisation des grandes manifestations sportives", a-t-il expliqué. L'ancien chef de l'Etat français s'était auparavant interrogé sur la représentation d'un certain nombre de pays ou zones géographiques au sein des Nations unies.
"Pendant des siècles, le gouvernement du monde a été l'apanage de quelques pays dans le monde, qui se comptaient sur le doigt d'une seule main: vieilles nations industrielles, pays occidentaux. Qui peut comprendre par exemple, qu'aujourd'hui au 21e siècle, qu'il n'y ait pas un pays africain membre du conseil permanent du conseil de sécurité ?", a lancé l'ancien président.