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Le contenu des écoutes
S'il le fait, justifie-t-il, c'est «parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent». Dans cette tribune, l'ex-président s'attache à énumérer le nombre de magistrats qui enquêtent sur lui, d'affaires qui le suivent, injustement selon lui, et d'articles de presse peu avantageux.
QUESTION DU JOUR. Comprenez-vous la réaction de Nicolas Sarkozy?
«Voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois (…) Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui sont les destinataires!», accuse d'abordNicolas Sarkozy qui s'interroge «sur ce qui est fait de la retranscription de (ses) conversations».
«Coups tordus et manipulations grossières»
«Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur (...), il s'agit de la France», lance alors Nicolas Sarkozy. «Je sais, la ministre de la Justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'Intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation», ironise-t-il alors que Christiane Taubira et Manuel Valls se sont longuement défendus de ne pas être au courant de ces écoutes. «De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé», poursuit-il.
«J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières», dénonce-t-il encore. «Je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci.»
«A tous ceux qui redoutent mon retour...»
Pour Nicolas Sarkozy, cette tribune est également l'occasion de jouer une fois de plus avec les rumeurs de son retour en 2017. «Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays», écrit-il dans un premier temps avant d'enchainer: «Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond comme un citoyen "normal"!»
