Dans un message publié sur sa page Facebook, Nicolas Sarkozy a estimé, suite au non-lieu prononcé dans l'affaire Bettencourt, que «la justice (venait) de (le) déclarer innocent». «Deux ans et demi d’enquête. Trois juges. Des dizaines de policiers. 22 heures d’interrogatoires et de confrontations. Quatre perquisitions. Des centaines d’articles mettant en cause ma probité durant la campagne présidentielle. C’était donc le prix à payer pour que la vérité soit enfin établie. (...) Aux responsables politiques qui durant ces longs mois ont utilisé cette « affaire » et participé à cultiver le soupçon, je veux rappeler combien la présomption d’innocence est un principe fondamental. On ne gagne jamais à calomnier.», a-t-il encore écrit.
<aside class="related" id="related-content"></aside>De son côté, Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, a affirmé lundi que «l’innocence» de l’ancien président avait été «établie» et que «justice» lui était «rendue». «Je viens de voir le président Nicolas Sarkozy pour lui confirmer que la justice venait de décider d’un non-lieu. L’innocence de Nicolas Sarkozy est donc établie. Justice lui a été rendue», a affirmé Me Herzog, sur les chaînes d’information en continu.
«En tant qu’avocat, je me réjouis de cette décision que j’attendais et en tant qu’ami je me réjouis pour sa femme, pour ses proches, et pour tous les Français qui l’aiment, et ils sont nombreux», a-t-il ajouté.
Quant à l’eurodéputé UMP et président de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux (photo AFP), a estimé lundi sur France Inter : «C’est une bonne nouvelle pour notre pays que soit ainsi mis un terme à une affaire qui était rocambolesque». «La vérité a triomphé», s’est-il félicité. Brice Hortefeux a indiqué que Nicolas Sarkozy «a pris cette nouvelle avec calme, avec sérénité, mais à l’évidence, ce n’est que justice».
Interrogé sur un éventuel retour de Nicolas Sarkozy en politique, l’eurodéputé a esquivé en déclarant que «personne ne peut être le porte-parole de Nicolas Sarkozy», mais a confié que «son autorité, sa compétence, son expérience manquent cruellement, oui cruellement, à notre pays aujourd’hui».
L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été définitivement libéré lundi de l’affaire Bettencourt, en bénéficiant d’un non-lieu de la part des juges d’instruction bordelais en charge de l’affaire, alors qu’il était mis en examen depuis mars pour abus de faiblesse.
