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REUTERS - L'émissaire de la communauté internationale Kofi Annan a averti samedi que la Syrie était en train de basculer dans un "conflit généralisé" et une personnalité de l'opposition a estimé que la Russie était une composante du problème syrien et se devait de convaincre son allié Bachar al Assad de quitter le pouvoir.
"Le spectre d'une guerre généralisée, avec une dimension confessionnelle alarmante, grandit de jour en jour", a prévenu Kofi Annan lors d'une réunion à Doha, au Qatar, de membres de la Ligue arabe, organisation qui, avec les Nations unies, parrainent un plan de paix pour la Syrie.
Bourhan Ghalioun, du Conseil national syrien (CNS, opposition), a déclaré à la réunion de Doha que "En soutenant le régime et le maintien en place d'Assad, la Russie est devenue une partie du problème plutôt qu'une partie de la solution. Si elle coopère à la recherche d'une formule permettant le départ d'Assad, elle deviendra une composante de la solution".
Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Hamad bin Djassim al Sani, qui soutient l'insurrection armée en lutte contre le régime Assad, a estimé que Kofi Annan devait fixer une limite à la durée de sa mission.
Il a également demandé à ce que le Conseil de sécurité des Nations unies place le plan de paix d'Annan sous le régime du chapitre 7 de la charte de l'Onu, mesure qui pourrait autoriser un recours à la force.
"Nous souhaitons que le Conseil de sécurité place le plan en six points (de Kofi Annan) sous le chapitre 7. Nous, au sein de la communauté internationale, ne pouvons accepter que la situation perdure en l'état", a-t-il dit.