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Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé vendredi 21 décembre que la France ne parviendrait pas à ramener son déficit public sous la barre des 3 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2013, contrairement à l'objectif affiché par le gouvernement.
Dans un communiqué, le FMI a précisé que le déficit de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale atteindrait 3,5 % du PIB et que la croissance dans le pays resterait exposée "à des risques de dégradation".
Le gouvernement a plusieurs fois répété qu'il parviendrait à ramener ce déficit à 3 % à la fin de l'année prochaine, conformément aux exigences européennes, contre 4,5 % attendus à la fin de cette année.
Dans son communiqué, le conseil d'administration du FMI, qui représente les 188 Etats membres, salue "la résistance" de l'économie et estime même que le pays fait office de "refuge" pour les investisseurs au sein de la zone euro. Mais il juge dans le même temps que la croissance économique fait face à "des risques de dégradation" et que le pays doit encore régler son "problème de compétitivité" vis-à-vis de ses partenaires commerciaux. Pour 2012, le Fonds revoit légèrement à la hausse sa prévision de croissance, de 0,1 % à 0,2 %, par rapport à ses dernières projections en octobre, et maintient son estimation à 0,4 % pour l'année prochaine, soit moitié moins que la prévision gouvernementale (0,8 %).