Les forces gouvernementales et les rebelles envoyaient mardi des renforts vers Alep «pour une bataille décisive qui devrait durer des semaines», a affirmé une source de sécurité syrienne. «L'armée syrienne encercle les quartiers rebelles, bombarde mais va prendre son temps avant de se lancer à l'assaut de chaque quartier» tenu par les rebelles, a ajouté cette source.
40 policiers syriens tués dans l'attaque de deux commissariats
«Des centaines de rebelles ont attaqué deux commissariats de police à Salhine et Bab Nairab (sud) et au moins 40 policiers ont été tués durant les combats qui ont duré des heures», a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH, qui se base sur un réseau de militants.
Les rebelles avaient aussi attaqué à l'aube au lance-roquettes RPG le siège du tribunal militaire et une branche du parti Baas au pouvoir dans la ville, selon l'OSDH. Des combats ont éclaté par ailleurs près du siège des puissants renseignements aériens, dans le quartier d'al-Zahra dans l'ouest ainsi qu'à la périphérie du quartier Salaheddine (sud-ouest), principal bastion rebelle assiégé par les troupes régulières.
Un opposant chargé de former un gouvernement en exil
L'opposant syrien Haytham al-Maleh a annoncé mardi lors d'une conférence de presse avoir été chargé par une coalition de Syriens «indépendants sans affiliation politique» de former un gouvernement en exil qui sera basé au Caire. Il a expliqué la décision de former un gouvernement par la crainte d'un «vide» en cas de chute du président Bachar al-Assad. «Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation de vide politique ou administratif», a-t-il dit.
Haytham al-Maleh, 81 ans, est un avocat et défenseur des droits de l'Homme. Ce musulman conservateur a passé plusieurs années en prison.
L'opposant syrien Haytham al-Maleh a annoncé mardi lors d'une conférence de presse avoir été chargé par une coalition de Syriens «indépendants sans affiliation politique» de former un gouvernement en exil qui sera basé au Caire. Il a expliqué la décision de former un gouvernement par la crainte d'un «vide» en cas de chute du président Bachar al-Assad. «Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation de vide politique ou administratif», a-t-il dit.
Haytham al-Maleh, 81 ans, est un avocat et défenseur des droits de l'Homme. Ce musulman conservateur a passé plusieurs années en prison.
Les rebelles font venir des renforts de la Turquie
Mais alors que l'armée syrienne pilonnait la ville chaque jour depuis l'ouverture du front d'Alep le 20 juillet, aucun bombardement n'a été entendu depuis mardi matin. L'armée avait lancé une vaste offensive samedi après l'arrivée de renforts militaires dans la ville.
Lundi, les rebelles avaient marqué un point en prenant un poste de contrôle clé leur permettant d'acheminer renforts et munitions à Alep en ouvrant l'accès de la métropole du nord à la frontière turque, 45 km plus loin. Selon une source de sécurité syrienne, les rebelles font venir de Turquie des renforts vers Alep grâce à ce point de contrôle stratégique d'Andane, situé à 5 km au nord-ouest d'Alep.
Les bombardements par hélicoptères et à l'artillerie lourde dans cette ville de 2,5 millions d'habitants et ses environs ont jeté sur les routes ces deux derniers jours quelque 200 000 personnes, selon l'ONU. Depuis mars 2011, plus de 20 000 personnes ont péri dans les violences, selon une ONG syrienne. Lundi, 93 personnes ont été tuées, dont 41 civils, 33 soldats et 19 rebelles.
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