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Alep, poumon économique de la Syrie est le cœur d’une bataille décisive entre opposants et pro-Bassad.
AFP.
Alep, deuxième ville de Syrie est désormais le triste théâtre d’une bataille décisive entre les opposants et le régime syrien. Damas tente parallèlement d’écraser une des dernières poches de résistance dans la capitale.
« Des centaines de rebelles venus de tout le nord de la Syrie arrivent à Alep » pour « la bataille décisive », indique le correspondant d’un journal dans la ville, précisant qu’une « dizaine de quartiers périphériques » sont toujours aux mains des insurgés.
Damas bombardée
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) indique de son côté que depuis 48 heures l’armée envoie des renforts « par la route internationale Damas-Alep », faisant état de deux attaques rebelles contre des convois militaires pour retarder leur arrivée.
Si Alep tombe, « le régime est fini et les deux adversaires le savent », estime M. Abdel Rahmane, le président de l’OSDH.
À Damas, l’armée régulière, qui a repris lundi le contrôle de la plus grande partie de la capitale selon l’OSDH, bombarde Hajar al-Aswad (sud), un des derniers bastions rebelles de la ville, faisant usage d’hélicoptères et de mitrailleuses lourdes OSDH). Accrochages dans le quartier d’Al-Assali (sud).
108 morts mercredi
Alors que les violences redoublent dans le pays, où plus de 19 000 personnes ont perdu la vie depuis mars 2011 selon l’OSDH, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a indiqué que la moitié des 300 observateurs avait quitté le pays.
Rien que pour la journée de mercredi, la répression a fait au moins 108 morts, dont 57 civils, affirme une ONG syrienne.
Sur le front diplomatique
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon exhorte la communauté internationale à agir pour faire cesser le « massacre ». De son côté, la Maison Blanche estime que le recours à des moyens aériens d’attaque par le régime de Bachar al-Assad démontre sa « perversité » et condamne l’assaut en cours dans la ville d’Alep.
La Turquie interdit pour raisons de sécurité l’entrée de ses ressortissants en Syrie par les trois postes-frontières passés aux mains des rebelles. Elle n’interrompt pas ses exportations d’électricité.