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Par LEXPRESS.fr avec REUTERS, publié le 21/08/2011 à 17:30
Le président Bachar al Assad doit prendre la parole ce dimanche en Syrie. Son interview aura lieu après l'iftar, rupture du jeûne, soit après le journal télévisé vers 21H00 locales (18H00 GMT), a indiqué l'agence officielle Sana.
L'interview du chef de l'Etat à la télévision nationale - sa quatrième intervention publique depuis les premières manifestations à la mi-mars - traitera "de la situation actuelle qui prévaut en Syrie, (...) de l'implication des Etats-Unis et des pressions des pays occidentaux dans les domaines politique et économique", dit-on à Damas.

Le président Bachar al Assad doit prendre la parole ce dimanche en Syrie, où est arrivée une mission des Nations unies chargée d'évaluer les besoins humanitaires de la population après cinq mois de troubles.
Reuters/Eric Gaillard
Sa dernière prise de parole publique date de juin, lorsqu'il avait promis de lancer des réformes dans les mois à venir. Il avait alors imputé les violences accompagnant la vague de manifestations populaires contre son régime à des "saboteurs" et prévenu qu'il n'était pas question de négocier avec des hommes en armes.
Depuis, les chancelleries ont accru leurs pressions sur le "raïs" de Damas, les Etats-Unis et leurs alliés européens l'appelant à se retirer et décrétant de nouvelles sanctions pour protester contre l'ampleur de la répression des manifestations contre son régime. Selon les Nations unies, cette répression a fait environ 2000 morts.
Une mission de l'ONU sur place
Une mission des Nations unies chargée d'évaluer les besoins humanitaires de la population est arrivée en Syrie, après cinq mois de troubles. La délégation de l'Onu arrivée à Damas a pour mission officielle d'évaluer les besoins humanitaires de la population. Les Nations unies cherchaient depuis le mois de mai à envoyer une mission humanitaire en Syrie.
"Nous nous réjouissons du fait que le gouvernement syrien ait donné son accord à notre mission", a précisé une responsable de l'ONU, sans préciser les villes exactes où se rendra la délégation, dont la mission se prolongera jusqu'à jeudi.
"Il s'agit pour l'ONU de voir comment elle peut apporter son soutien aux services publics et comment elle peut répondre à d'éventuels besoins humanitaires identifiés", selon la porte-parole de l'OCHA, Elisabeth Byrs. Les services publics concernent l'électricité, l'eau potable, les communications et la santé.
Il y a trois jours, Valerie Amos, secrétaire générale adjointe chargée des Affaires humanitaires de l'ONU, avait déclaré devant le Conseil de sécurité que cette visite devrait se renouveler et affirmé que la mission actuelle devrait avoir un accès sans entrave à l'ensemble du territoire syrien.
De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge espère visiter "très bientôt" les milliers de détenus. "Le président du CICR Jakob Kellenberger, lors de sa visite à Damas les 21 et 22 juin, avait fait une demande en ce sens", a indiqué à l'AFP Saleh Dabbakh, le porte-parole de cette organisation dans la capitale syrienne.