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SYRIE : CHANGEMENT DE STRATEGIE....

EN DIRECT.
Syrie : La Russie appelle Assad à rendre ses armes chimiques

A.R. et M.-P. R. | Publié le 09.09.2013, 09h59 | Mise à jour : 19h02   lien

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov  joue au pacificateur et somme pour la première fois le régime de Bachar al-Assad de mettre ses armes chimiques sous contrôle international et de les détruire  pour dissuader les occidentaux de mener des frappes contre Damas.
Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov  joue au pacificateur et somme pour la première fois le régime de Bachar al-Assad de mettre ses armes chimiques sous contrôle international et de les détruire  pour dissuader les occidentaux de mener des frappes contre Damas. | AFP / Yuri Kadobnov
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L'échéance approche. C'est cette semaine que le Congrès américain doit donner son feu vert ou rouge à une intervention militaire en Syrie, à laquelle le français est prêt à se joindre, bien que le n'ait pas été appelé à donner son avis sur la question.

 Le marathon a commencé pour qui doit convaincre en un temps record des législateurs encore très indécis. Selon une enquête réalisée par USA Today Today ce lundi, seuls 44 élus sur 533 sont décidés à voter «oui» (22 au Sénat et 22 à la Chambre des représentants), tandis que 149 s'apprêtent à dire «non» (19 au Sénat et 130 à la Chambre). Les autres n'ont pas encore fait leur choix et c'est à eux que le chef d'Etat s'adressera dès ce soir en enchaînant les interviews et les interventions télévisées.

En attendant, la Russie, voyant que les occidentaux ne reculent pas, commence à chercher une alternative. Pour la première fois, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a tenté de calmer le jeu en demandant à Bachar al-Assad de remettre ses armes chimiques sous contrôle international, et même de les détruire, afin de dissuader les Etats-Unis d'intervenir. Moscou avait pourtant jusqu'ici soutenu son régime face à la menace de frappes occidentales et refusé d'admettre que Damas possédait des armes chimiques.

 
 



Mais ce geste diplomatique est en même temps une provocation. Il ouvre la voie à une négociation entre Damas et Washington dont la Maison Blanche ne veut absolument pas.

>> Suivez minute par minute les événements de ce lundi :

18 h 40. Combien coûterait une intervention militaire en Syrie à la France ?

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18 h 20. L'ONU propose à son tour de détruire sous son propre contrôle les armes chimiques d'Assad.
 Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon appelle à créer des zones supervisées par l'ONU en Syrie, à l'intérieur desquelles les armes chimiques du régime de Bachar al-Assad pourraient être détruites. Elles ne pourront voir le jour que si le rapport des experts de l'ONU confirme que le régime a utilisé des armes chimiques lors de l'attaque menée dans la région de Damas le 21 août.

18 h 15. Le Royaume-Uni approuve la proposition de Moscou. Le premier ministre britannique juge l'appel de Sergueï Lavrov «particulièrement bienvenu», estimant que si Damas s'exécutait, cela serait «un grand pas en avant». «Cela devrait être encouragé», insiste-t-il, tout en appelant la communauté inernationale à s'assurer qu' «il ne s'agit pas d'une manoeuvre de diversion».

18 heures. La Syrie salue la proposition de la Russie de mettre ses armes chimiques sous contrôle international. Le ministre des Affaires syrien, Walid Mouallem, en visite à Moscou, voit d'un bon oeil l'initiative de son homologue russe Sergueï Lavrov qui propose à Damas de rendre ses armes chimiques afin de dissuader les Etats-Unis de mener une intervention militaire sur son sol. Cette proposition se fonde «sur les inquiétudes des dirigeants russes concernant la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays», estime M. Mouallem, reconnaissant «la sagesse des dirigeants russes qui essaient d'empêcher une agression américaine contre notre peuple».

17 h 30. Le conseil de l'AIEA troublé par le dossier syrien. L'atmosphère est tendue à Vienne (Autriche), où se rencontrent les membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Le diplomate américain a profité de ce huis clos pour critiquer l'initiative de la Russie qui a réclamé la semaine dernière que l'AIEA analyse les risques nucléaires liés à une intervention militaire en Syrie, qui abrite plusieurs récateurs, notamment à Damas. «L'AIEA n'a jamais mené ce type d'analyse, cela irait au-delà du mandat de l'AIEA et aurait des implications qui dépassent les capacités et l'autorité de l'AIEA», s'offusque à présent l'ambassadeur amércain, Joseph Macmanus. Moscou persiste et signe et juge «probable une contamination des alentours». Mais une telle analyse s'avère très «complexe», regrette le directeur général de l'Agence, Yukiya Amano.

17 heures. La Communauté des Etats latino-américains et caribéens appelle l'ONU à «poursuivre ses efforts afin de mettre un terme au conflit». Les 33 pays de la Celac soutiennent l'action de Lakhdar Brahimi, le représentant spécial des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie, et réclament la tenur d'une «conférence internationale sur la situation en Syrie». Le Conseil de sécurité à «intensifier ses efforts pour la paix, afin que cessent les agressions», soulignent-ils. Ils rappellent que «toute action (contre la Syrie) ne peut être entreprise que par le Conseil de sécurité, en conformité avec la charte des Nations unies», s'opposant clairement à une intervention militaire menée par les Etats-Unis et la France sans l'aval de l'ONU.

16 h 30. «Si la mise sous contrôle international des armes chimiques dans ce pays permet d'éviter des frappes, nous nous mettrons rapidement au travail avec Damas», insiste Sergueï Lavrov, précisant ne pas savoir «si les Syriens sont d'accord avec cela». Par ce geste diplomatique, le ministre des Affaires étrangères russe espère trouver une alternative à l'intervention militaire amércaine en Syrie. Il rebondit sur les propos du secrétaire d'Etat américain John Kerry qui a laissé entrevoir la possibilité d'une sortie de crise si Bachar al-Assad restituait «l'intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale, dans la semaine à venir» avant de se dire persuadé qu'il n'était «pas près de le faire». Son porte-parole avait ensuite précisé que cette remarque «rhétorique» n'était pas un aultimatum nin un appel à la négociation. (voir posts de 14h20 et 14h30). Sergueï Lavrov a décidé de le prendre autrement...

>> Revoir l'intervention de John Kerry ce lundi matin à Londres :

VIDEO. Syrie : Kerry veut une solution « politique »et non « militaire »

 

VIDEO

16 h 15. La Russie somme pour la première fois la Syrie de mettre ses armes chimiques sous contrôle international et de les détruire. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov joue au pacificateur en demandant pour la première fois à Damas de se soumettre aux demandes de la communauté internationale pour dissuader les Etats-Unis et la France de mener des frappes sur son sol. Il lui demande de «rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques» et réclame une réponse «rapide et positive». Jusqu'ici, Moscou a fermement défendu le régime de Bachar al-Assad face à la menace d'une intervention militaire en Syrie, ce qui avait envenimé ses relations avec Washington et glacé l'atmosphère au G20 de Saint-Pétersbourg.

15 h 50. Vote du Congrès américain : seuls 44 parlementaires sur 533 prêts à dire «oui», selon un sondage réalisé par USA Today Network auprès des législateurs. Seuls 22 sénateurs ) sur 100 et 22 membres de la Chambre des représentants sur 433 s'apprêtent à valider la résolution de l'administration Obama prévoyant de mener des frappes en Syrie sans déployer de troupes au sol. Ils sont plus nombreux à déclarer haut et fort qu'ils voteront «non» : 19 sénateurs et 130 représentants. Les autres se disent encore indécis : ce sont eux que le président va essayer de convaincre en enchaînant les interview et interventions télévisées à partir de ce lundi soir. Pour passer ce texte, il a besoin de 50 oui au Sénat et 217 à la Chambre.

Répartition des votes (voir le graphique sur le site de USA Today) :

OUI : 28 démocrates (15 au sénat, 13 à la Chambre) et 16 républicains (7 au Sénat et 9 à la Chambre)
NON : 28 démocrates (5 au Sénat et 23 à la Chambre) et 121 républicains (14 au Sénat et 107 à la Chambre)

15 h 30. Nouveau sondage aux Etats-Unis : 6 Américains sur 10 opposés à une intervention militaire en Syrie. Selon une enquêtre CNN / ORC International réalisée auprès de 1.022 personnes, 59% personnes souhaitent que le Congrès vote contre la résolution prévoyant des frappes contre la Syrie. Un chiffre qui ne bouge pas depuis la semaine dernière (un sondage ABC News/Washington Post donnait le même résultat mardi dernier), alors que le scrutin approche. En outre, plus de 7 sur 10 estiment que les frappes ne serviront pas les intérêts des Etats-Unis.
 
15 h 10. Les monarchies du Golfe se réunissent mardi à Jeddah (Arabie saoudite) pour discuter du dossier syrien. 
Les 6 pays du Conseil de coopération du Golfe ou CCG (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Oman) sont favorables à une intervention militaire américaine en Syrie et «soutiennent les mesures internationales qui sont prises pour empêcher le régime de commettre de nouvelles pratiques inhumaines». Reste à savoir dans quelle mesure ils comptent exprimer ce soutien et s'il peut se traduire en actes.

14 h 50. Chypre annonce qu'une nation «amie» mène en ce moment des essais de missiles en Méditerranée, sans préciser de quel pays il s'agit. Le ministre des Affaires étrangères chypriote, Ioannis Kasoulides, assure qu'il ne s'agit d'un Etat ayant l'intention d'intervenir en Syrie mais tous les regards se tournent vers Israël, qui a déjà tiré un missile radar depuis la Méditerranée mardi dernier lors d'un exercice israélo-américain. Selon la presse israélienne, il s'agissait de tester le système de défense antimissile israélo-américian Arrow. Pour se préparer à une riposte de la Syrie en cas de frappes contre Damas ?

14 h 40. Vote du Congrès américain et remise du rapport des inspecteurs de l'ONU : les événements à suivre cette semaine.

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>> Lire notre article : «Syrie : une semaine décisive»

14 h 35. Nouveau sondage : les Français toujours pas convaincus par une intervention.
Selon un sondage de LH2 pour Le Nouvel Observateur, 56% de Français pensent qu'une intervention militaire franco-américaine en Syrie ne serait «pas justifiée», 35% seulement étant de l'avis contraire, 9% des personnes interrogées ne se prononçant pas. Selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i > télé - CQFD - « le Parisien » et « Aujourd’hui en France », les Français sont très majoritairement hostiles à une participation de notre pays à une intervention militaire (64 %) contre le régime de Bachar al-Assad.

14 h 30. Des armes que n'aurait même pas du posséder al-Assad? Jen Psaki, porte-parole du département d'état, insite sur le caractère «rhétorique» de la remarque de John Kerry, en soulignant qu'elle ne saurait être interprétée comme un ultimatum ou à une offre de négociation à l'adresse d'un «dictateur brutal» indigne de confiance: «Le secrétaire d'état se livrait à un argument rhétorique sur l'impossibilité et l'improbabilité de voir al-Assad rendre des armes chimiques qu'il a démenti avoir utilisées. S'il respectait les normes internationales en place depuis cent ans, il n'aurait pas commencé par recourir à des armes chimiques pour tuer plus de 1 000 hommes, femmes et enfants», commente-t-il.

14 h 20. Selon Kerry, al-Assad n'a aucune intention de restituer son arsenal chimique. «Les armes chimiques en Syrie [...] sont contrôlées par un réseau très resserré au sein du régime syrien. Bachar al-Assad, Maher Assad, son frère, et un général, sont les trois personnes à avoir le contrôle des mouvements et de l'usage des armes chimiques. [...] Bien entendu, il pourrait restituer l'intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale, dans la semaine à venir, tout rendre, tout sans délai [...] Mais il n'est pas près de le faire, et il ne le peut pas», estime le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

14 heures. Une guerre qui va servir les intérêts d'Al-Quaïda, selon al-Assad. «Le Congrès (américain) va voter dans quelques jours et je crois qu'il est élu par le peuple pour le représenter. Les élus devraient donc se demander "Qu'apportent les guerres à l'Amérique?", rien!» assure le président syrien dans son interview à CBS dont l'intégralité sera diffusée dans la soirée. «C'est une guerre qui va contre les intérêts de l'Amérique. Pourquoi? C'est une guerre qui va aboutir à soutenir Al-Qaïda et les gens qui ont tué des Américains le 11-Septembre», argumente-t-il, ainsi sûr de faire mouche auprès des opposants à l'intervention aux Etats-Unis. Une partie des rebelles qui combattent al-Assad sont en effet des partisans de l'organisation terroriste.

La vidéo choc sur des exactions des rebelles
Une vidéo diffusée jeudi par le New York Times, au premier jour du sommet du G20 dominé par la question syrienne, est venu entacher l'argumentaire des gouvernements français et américain qui s'efforcent de convaincre l'opinion publique, leurs élus et leurs alliés du bienfondé d'une offensive militaire contre le régime de Bachar al-Assad. Datée d'avril 2012, elle montre un groupe de rebelles exécuter sommairement sept soldats de l'armée régulière fraîchement capturés dans la province d'Idleb (nord-ouest du pays). C'est un ancien rebelle, «dégoûté» par ce massacre, qui a voulu rendre ces images publiques afin d'offrir une «sombre vision, de l'intérieur» des «méthodes brutales et impitoyables» que de nombreux opposants ont adoptées, rapporte le journal américain.
>> Voir la vidéo et lire l'intégralité de notre article sur le sujet



13 h 50. Bush / Obama, même méthode selon al-Assad. «Le monde entier est déçu par l'administration [Obama]», poursuit Bachar al-Assad dans son interview à la chaine américaine CBS. «Nous espérions qu'elle serait différente de l'administration Bush. [...] Dans cette affaire, Kerry n'a présenté aucune preuve», accuse le président syrien. «Dans la zone où on dit que le gouvernement a utilisé des armes chimiques, nous n'avons que des vidéos et des allégations. Nous n'y étions pas. Nos forces, notre police ne pensent pas la même chose... Comment parler de quelque chose sans y avoir assisté?».

13 h 20. «Attendez-vous à tout» en cas de frappes contre la Syrie, déclare Bachar al-Assad à l'attention des Etats-Unis. Dans un entretien télévisé diffusé par la chaîne américaine CBS, il prévient que «le gouvernement (syrien) n'est pas le seul acteur dans la région» et qu' «il y a différentes parties, différentes factions, différentes idéologies». Il n'exclue pas l'emploi d'armes chimiques «si les rebelles, ou des terroristes dans la région, ou tout autre groupe, en possèdent». L'intégralité de l'interview menée par Charlie Rose sera diffusée en intégralité lundi soir sur CBS. En attendant, en voici un extrait :

VIDEO

>> Al-Assad sur CBS : «Il n'y a pas de preuve que j'ai utilisé des armes chimiques contre mon peuple»

13 heures. «Ce n'est pas le gouvernement Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat» dans la région de Damas le 21 août, assure l'enseignant belge Pierre Piccinin da Prata, enlevé en Syrie en avril par un groupe djihadiste et libéré dimanche en même temps que le journaliste italien Domenicao Quirico (voir post de 10h40). Interrogé par la télévision belge RTL, il déclare avoir surpris une conversation dans la centrale de l'Armée syrienne lilbre lors de sa détention prouvant que ce n'est pas le camp de Bachar al-Assad qui a perpétré les attaques à l'arme chimique qui aurait fait plus de 1 000 morts le 21 août dernier. «Il m'en coûte de le dire puisque depuis mai 2012 je soutiens férocement l'Armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie», confie-t-il. Il prévoit de publier l'ensemble de ses informations dans un média belge très prochainement. Son co-détenu italien, qui a surpris cette conversation lui aussi, en fera de même dans La Stampa.

VIDEO. Le témoignage de Piccinin sur la télévision belge
lien

12 h 30. Cambadélis regrette que «personne n'explique les conséquences d'une non-intervention». «Aujourd'hui, le feu roulant des partis politiques et des commentateurs est sur les conséquences d'une intervention mais personne n'explique les conséquences d'une non-intervention, or c'est bien le sujet», regrette sur RFI le secrétaire national du PS chargé des questions européennes et internationales, Jean-Christophe Cambadélis. «La non-intervention - au nom d'arguments qui sont peut-être défendables - aura des conséquences incalculables sur le plan et militaire et géopolitique. [...] Il s'agit de nous aider nous-mêmes [...] à partir du moment où dans une guerre civile, un Etat, même un groupe puisse utiliser l'arme chimique, cela veut dire que demain d'autres» le pourront.

12 heures. Réunion mardi entre les dirigeants du Golfe. Les ministres des Affaires étrangères des six monarchies du Golfe, qui appuient une intervention internationale contre le régime syrien, tiendront une réunion mardi en Arabie saoudite. La réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se tiendra à Jeddah. L'Arabie saoudite, chef de file du CCG, qui regroupe également le Koweït, les Emirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et Oman, soutient sans réserve une frappe contre le régime de Bachar Al-Assad.

11 h 50. Heurts dans une prison, peut-être en rapport avec l'intervention occidentale. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSHD), les forces syriennes sont intervenues aux premières heures ce lundi pour mettre fin à une mutinerie de détenus de la prison de Homs (centre). «Plusieurs détenus ont été blessés et on parle d'un mort dans l'intervention des forces du régime», précise le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Un militant de l'opposition, Yazan al-Homsi, explique par ailleurs que la mutinerie a éclaté lorsque la direction de la prison a voulu transférer un certain nombre de détenus. Certaines informations font état de l'intention des autorités de transférer des détenus dans des casernes et des aéroports militaires qui pourraient être la cible de possibles frappes américaines.

11 h 40. «Le risque de l'inaction plus grave que celui découlant d'une action». Selon John Kerry qui tente toujours de convaincre le Congrès américain, «la solution ne sera pas trouvée sur le champ de bataille, mais autour d'une table de négociation. Encore faut-il aller à la table de négociation». Ainsi, «le risque de l'inaction est plus grave que le risque découlant d'une action», martèle-t-il.

11 h 30. Kerry assure que le règlement du conflit est «politique» et non «militaire». Le secrétaire d'Etat américain John Kerry réaffirme lundi qu'un règlement du conflit syrien était avant tout «politique» et non «militaire», alors que les Etats-Unis préparent des frappes contre Damas. Dans le détail, «les Etats-Unis, le président Obama, moi-même et d'autres sont d'accord pour dire que la fin du conflit en Syrie requiert une solution politique. Il n'y a pas de solution militaire, nous n'avons aucune illusion à ce propos», déclare-t-il à l'issue d'une réunion à Londres au côté de son homologue William Hague. Ce dernier assure le «total soutien diplomatique» du Royaume-Uni aux Etats-Unis.

11 h 10. Plus de 100 000 morts depuis le début du conflit. Selon la haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme (HCDH) Navi Pillay, le conflit syrien avait déjà fait 2 600 morts il y a deux ans, quand elle s'était adressée au Conseil des droits de l'Homme lors de la session d'automne. Aujourd'hui, le nombre de tués dépasse selon elle les 100 000.

VIDEO. Syrie : un certain nombre de pays préparés à une action militaire



11 heures. Nations Unies: la négociation avant tout. Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme (HCDH), appelle une nouvelle fois à des négociations pour mettre fin au conflit syrien. Dans son discours à l'ouverture de la 24e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, elle estime qu'il «y a peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, même si toutes les circonstances et les responsabilités doivent être clarifiées». Elle considère que «cette situation effroyable appelle une action internationale» mais qu'«une réponse militaire ou la poursuite des fournitures d'armes risquent d'allumer une conflagration régionale».

«Il n'y a pas de sortie facile, pas de voie évidente pour sortir de ce cauchemar, à l'exception de négociations immédiates de pas concrets pour mettre fin au conflit. Les Etats, avec les Nations unies, doivent trouver le moyen d'amener les parties en conflit à la table de négociation et arrêter l'effusion de sang», ajoute la haut commissaire.

10 h 50. Soutien «diplomatique total» de Londres à Washington. Le chef de la diplomatie britannique William Hague assure son homologue américain John Kerry du «soutien diplomatique total du Royaume-Uni» au  projet américain d'action militaire contre la Syrie. Le ministre britannique rappelle toutefois, lors d'une conférence de presse à Londres aux côtés de John Kerry, que son gouvernement «respecterait» le non du Parlement britannique fin août à une participation britannique à d'éventuelles frappes contre Damas.

10 h 40. L'ex-otage italien entendu par la justice. L'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico, enlevé en avril et libéré dimanche en Syrie, doit être entendu ce lundi par la justice à Rome. Agé de 62 ans, il est arrivé aux environs de minuit à l'aéroport Cimapino de Rome, où il a été accueilli par la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino. Il est apparu fatigué, amaigri, mais en bonne santé. «J'ai vécu pendant cinq mois comme si j'avais été sur Mars: on ne m'a pas bien traité et j'ai eu peur», a-t-il confié après son aterrissage.

La position de la France
Lors du G20, François Hollande a assuré vouloir attendre la décision du congrès américain puis le rapport des inspecteurs de l'ONU pour décider. «Il n’y aura pas de solution militaire en Syrie, mais l’action militaire peut permettre une solution politique» a-t-il précisé. «Nous cherchons tous une solution politique». Concernant la technique a adopter, «nous ferions en sorte, pour la France, de ne viser que des cibles militaires pour éviter qu'il [Bachar al-Assad, ndlr] puisse laisser penser qu'il y aurait des victimes civiles», a expliqué le chef de l'Etat français à la presse à l'issue du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg.

VIDEO. Syrie : la France ne viserait «que des cibles militaires»



Dimanche l'ancien Premier ministre UMP François Fillon a affirmé qu'il voterait contre une intervention militaire française, s'il n'y avait «pas le moindre soutien des Nations unies». Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a lui déclaré n'être «pas fermé» pour voter le recours à des frappes ciblées contre la Syrie. Le président du Nouveau Centre (NC), Hervé Morin, a de son côté jugé que la communauté internationale pouvait se passer d'un feu vert de l'ONU pour intervenir. La présidente du Front national Marine Le Pen s'est, elle, félicitée sur BFMTV du «recul» sur la Syrie de François Hollande, qui a annoncé vendredi qu'il souhaitait attendre le rapport de l'ONU.
 


10 h 30. Moscou craint une «explosion de terrorisme». «De plus en plus d'hommes politiques, d'hommes d'Etat partagent notre opinion selon laquelle un scénario de force mènera à une explosion de terrorisme en Syrie et dans les pays voisins, et à un important flux de réfugiés», précise le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à l'issue de son entretien avec son homologue syrien à Moscou. Selon lui, Damas est toujours «prêt à des négociations de paix».

10 h 10. Les tensions en Syrie influent sur le prix des carburants en France. Cet été a été le deuxième plus cher pour l'essence, après le record de l'été 2012. Loin de repartir à la baisse, les prix du pétrole ont progressé de +4% cette première semaine de septembre. Ce lundi matin, ils repassent même le seuil de 110 $ le baril (110,21$), soit 83,50 euros. Selon Carbeo.com, première base de données sur les prix des carburants, les acteurs du marché anticipent et spéculent sur un regain de tension en Syrie et les risques d'une intervention militaire dans la région.

VIDEO. Vatican : le pape appelle à conjurer la guerre en Syrie



10 heures. La Russie s'oppose toujours à une intervention. Moscou s'oppose pour sa part à toute action militaire contre Damas et a averti à plusieurs reprises que cela pourrait déstabiliser l'ensemble de la région. La Russie s'est également montrée très sceptique sur la responsabilité du régime dans l'attaque chimique. Le président russe a réclamé la semaine dernière que des «preuves convaincantes» soient présentées à l'ONU.

9 h 40. Assad remercie Poutine de son soutien. Le chef de la diplomatie syrienne s'est rendu à Moscou juste après le départ des dirigeants internationaux pour rencontrer son homologue russe. Ce lundi, Walid Mouallem est en effet venu remercier Vladimir Poutine, au nom de son président, Bachar al-Assad, pour son soutien à la Syrie, menacée de frappes militaires par les Etats-Unis et la France. La Russie est un soutien indéfectible du régime syrien.

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LeParisien.fr

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