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A.R. et D.LC | Publié le 26.08.2013, 07h07 | Mise à jour : 21h18
Les inspecteurs des Nations unies ont enfin pu se rendre dans la banlieue de Damas, sur les sites concernés par l'attaque meurtrière, supposée chimique, de mercredi. Mais leur enquête avait été temporairement stoppée par des tirs de snipers.
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L'autorisation du régime de Bachar al-Assad venant un peu tard, les chances d'y trouver des indices pour infirmer ou confirmer l'utilisation de gaz sarin sont maigres. D'autant que de nombreux bombardements sont venus détériorer les lieux depuis la mort de plus de 1 300 personnes, selon l'opposition syrienne.
Désormais persuadée de la culpabilité du parti au pouvoir, la communauté internationale, Etats-Unis en tête, se prépare à une éventuelle intervention. Pressé par les commentaires des différents dirigeants, le président syrien a qualifié lundi matin d'«insensées» les accusations occidentales. Il assure également aux Américains que leurs projets d'intervention militaire sont voués à l'«échec».
S'il se sent coincé face à la plupart des membres du Conseil de sécurité de l'ONU, Bachar al-Assad peut toujours compter sur le soutien indéfectible de l'allié russe. Ce lundi, ce dernier met en garde les Etats-Unis contre les conséquences «extrêmement graves» d'une possible intervention en Syrie. Plus virulent, l'Iran a menacé les Américains de représailles.
>> Suivez minute par minute les événements de la journée en Syrie :
21 heures. «Des armes chimiques ont été utilisées», affirme John Kerry. «Les responsables doivent répondre de leurs actes», poursuit le secrétaire américain, estimant le recours à ces armes «moralement indécent».
20h08. Poutine à Cameron : «Pas de preuve d'une attaque chimique par Damas». Lors de leur entretien téléphonique, le président russe a affirmé au Premier ministre britannique : «Ils n'ont pas de preuves ni de l'utilisation d'armes chimiques ni de qui en serait responsable». C'est ce que déclare un porte-parole de Dowing Street. David Cameron avait répété à Vladimir Poutine qu'il y avait «peu de doute» que le régime de Damas a mené une attaque chimique mercredi dernier près de Damas. Il a émis des doutes sur la capacité des rebelles à mener une telle attaque et a relevé que le régime avait lancé une grande offensive sur la zone dans les jours précédents. «Le régime a également empêché l'accès de l'ONU (à la zone) immédiatement (après l'attaque chimique présumée) ce qui laisse à penser qu'ils avaient quelque chose à cacher», a-t-il encore argumenté auprès du président Poutine.
19h55. L'ONU poursuit sa mission mardi. Les enquêteurs onusiens «ont bien l'intention de continuer leur travail» mardi, indique Farhan Haq, un porte-parole de l'ONU sans préciser où se rendront les experts. La collecte d'informations et d'échantillons menée lundi «a été très productive» et l'équipe «semble très satisfaite de son travail», précise-t-il. Revenant sur l'incident de lundi matin, il explique que «la voiture de tête (du convoi, Ndlr) avait été la cible de tirs qui ont touché ses pneus et une vitre avant» et l'ont rendue inutilisable. Il «n'a pas avoir de détails» sur la direction des tirs.
18h35. Entretien téléphonique Poutine-Cameron. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre David Cameron ont abordé «essentiellement la situation en Syrie sur fond des informations publiées par des médias sur un recours éventuel aux armes chimiques près de Damas», indique le Kremlin, cité par l'agence publique Ria-Novosti.
18h25. Au Qatar, Le Drian a rencontré son homologue. Le ministre français de la Défense s'est entretenu avec le général Hamad ben Ali Al-Attiya. Leurs discussions ont porté sur «les questions d'intérêt commun, notamment militaires», annonce l'agence officielle qatarie QNA.
17h45. Les rebelles auraient pris une ville stratégique près d'Alep. La chaîne Al-Jazeera cite l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres comme source. Selon cet élément de l'opposition, la chute de Khanasir couperait l'unique voie d'approvisionnement pour les forces de Bachar El-Assad dans la région d'Alep.
17h30. Ban-Ki-Moon fait le point sur l'inspection. Les experts de l'ONU ont pu «visiter deux hôpitaux et parler à des témoins, des survivants (de l'attaque chimique présumée survenue le 21 août, Ndlr) , et des médecins et ils ont pu aussi recueillir des échantillons», a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Il faudra «attendre un peu pour avoir le premier avis du Dr (Aake) Sellström», chef de l'équipe, sur ces éléments. Les Nations Unies ont par ailleurs émis une «ferme protestation» auprès des autorités syriennes et de l'opposition à la suite des tirs essuyés par leur convoi.