Vendredi, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a dénombré plus d'une cinquantaine de victimes, tuées au cours de manifestations contre le régime à Homs et à Hama. La Ligue arabe et le secrétaire général des Nations Unies ont fermement condamné les meurtres de civils. «Le comité ministériel arabe exprime son rejet des meurtres de civils qui se poursuivent en Syrie et l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger», affirme la Ligue arabe dans un message adressé au président Bachar al-Assad.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, réclame la «fin immédiate des opérations militaires contre les civils». «La violence est inacceptable et doit cesser immédiatement», a-t-il dit.
Les déserteurs rejoignent l'armée syrienne libre
Sur leur page Facebook, les militants de l'opposition appellent à manifester en faveur d'une zone d'exclusion aérienne, comme celle qui fut imposée au régime libyen. «Nous appelons la communauté internationale à imposer une zone d'exclusion aérienne afin de permettre à «l'armée syrienne libre» d'oeuvrer avec plus de liberté», écrivent-ils.
L'armée syrienne libre est une force d'opposition armée, créée en juillet par le colonel Riad al-Asaad, qui a déserté et s'est réfugié en Turquie. Depuis des semaines, les défections dans l'armée régulière syrienne se multiplient. Et les déserteurs armés livrent un combat sans merci aux forces du régime. Ces dernières 24 heures, l'armée régulière a dénombré 47 victimes dans ses propres rangs.
A Homs, des manifestations après la prière du midi, dans le quartier de Deir Balaa
Les opposants réclament une zone d'exclusion aérienne
Les forces de l'ordre verrouillent les rues de Mahatta
