Notre blogueuse associée Aliocha tire un coup de chapeau au reportage de Manon Loizeau, à Homs en Syrie, où les morts se comptent désormais par centaines. Interdit d'accès, le pays du dictateur Bachar al-Assad a pourtant été infiltré par la journaliste d'« Envoyé spécial », grâce à la complicité de membres du mouvement de contestation, pour y recueillir les témoignages des victimes de la torture.
C’est l’histoire d’une petite fille syrienne de 5 ans qui jouait dehors avec une amie. On leur a tiré dessus. Elle raconte que sa copine a été touchée et qu’on lui coupé la jambe ici, en désignant son genou.
Depuis, elle demande tous les jours à sa mère quand est-ce qu’elle va repousser, sa jambe. Et pour être sûre qu’on la comprenne, la gamine s’assoit par terre, prend appui sur ses bras tendus et propulse son petit corps, maladroitement, sur le tapis du salon. « Ma copine, elle marche comme ça maintenant ».
La journaliste free lance Manon Loizeau est entrée clandestinement en Syrie et a réalisé un reportage de 8 jours sur cette « Syrie Interdite » où l’armée du régime tire sur les enfants. Son travail a été diffusé hier soir dans Envoyé Spécial et peut être visionné sur le site de l’émission.