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La ville d'Homs pilonnée, ici le 18 janvier. Photo : Sipa Press
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"Nous demandons de faire sortir les femmes et les enfants de Baba Amr", a imploré ce lundi Hadi Abdallah, membre de la Commission générale de la révolution syrienne. Le quartier, situé au sud ouest de Homs, a été visé lundi par des roquettes de l'armée régulière. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), neuf civils ont été tués dans les affrontements.
"Les habitants vivent dans le froid et dans des conditions insoutenables, ils attendent la mort", poursuit le militant. La ville, capitale de la contestation, est assiégée et bombardée depuis plus de deux semaines par les hommes de Bachar al-Assad. Dans l'ouest du pays, à Hama, trois hommes sont morts, dont deux officiers de l'armée. A Helb, dans le nord ouest, trois soldats ont été tués par un groupe de déserteurs.
Des manifestations réprimées dans le sang
Dimanche déjà, Hadi Abdallah témoignait des "nouveaux renforts militaires dépêchés à Homs", craignant un assaut contre les quartiers rebelles. Des propos concordant avec ceux du chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, qui précisait qu'"il s'agissait de soldats, et non de chars. Depuis le début de l'offensive, on évoque la possibilité d'un assaut mais on ne sait pas quand il va se produire".
Le même jour, à Damas, les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur les 15 000 à 20 000 participants aux funérailles de quatre manifestants abattus la veille. Des opposants au régime d'al-Assad situés à un kilomètre seulement de nombreux bâtiments gouvernementaux, de sécurité et des ambassades, réprimés cruellement : cinq d'entre eux ne se sont pas relevés.
Des violences meurtrières qui arrivent quelques jours avant la tenue d'un referendum pour une nouvelle Constitution, "plus démocratique", fixée au 26 février prochain par le président syrien.