Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Syrie: l'opposition réunie à Istanbul pour se choisir un Premier ministre

Syrie: l'opposition réunie à Istanbul pour se choisir

un Premier ministre

ISTANBUL (AFP) - 18.03.2013 17:55 - Par Nicolas CHEVIRON  lien

L'opposition syrienne s'est réunie lundi à Istanbul pour choisir un Premier ministre chargé de gérer les territoires de Syrie conquis par les rebelles hostiles au président Bachar al-Assad, alors que l'aviation du régime a bombardé pour la première fois la frontière libanaise.

voir le zoom : Le chef de l'opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib (g) et Mostafa Sabbah (d) le 18 mars 2013 à Istanbul
Le chef de l'opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib (g) et Mostafa Sabbah (d) le 18 mars 2013 à Istanbul
AFP - Ozan Kose
voir le zoom : Des membres de l'opposition syrienne le 18 mars 2013 à Istanbul
Des membres de l'opposition syrienne le 18 mars 2013 à Istanbul
AFP - Ozan Kose

L'opposition syrienne s'est réunie lundi à Istanbul pour choisir un Premier ministre chargé de gérer les territoires de Syrie conquis par les rebelles hostiles au président Bachar al-Assad, alors que l'aviation du régime a bombardé pour la première fois la frontière libanaise.

Le sommet, qui doit rassembler durant deux jours les responsables de la Coalition nationale syrienne, reconnue par des dizaines de pays comme le seul représentant légitime du peuple syrien, a débuté sur une note positive avec l'annonce par l'Armée syrienne libre (ASL) de son soutien à un gouvernement intérimaire.

"Nous soutiendrons ce gouvernement et travaillerons sous son égide", a déclaré lors d'une conférence de presse Selim Idriss, le chef d'état-major de l'ASL, qui constitue la principale force armée de la rébellion.

"Nous prenons la responsabilité de protéger le gouvernement (intérimaire) dans toutes les zones libérées de Syrie, et si un ministre veut se rendre dans une zone non libérée, nous prenons la responsabilité de le protéger, jusqu'au coeur de Damas", a souligné M. Idriss.

Le chef rebelle a également garanti que l'ASL était en mesure de contrôler les armes qu'on lui confiait, alors que la France s'est dite prête à armer les rebelles avec la Grande-Bretagne, même en l'absence d'un consensus au sein de l'Union européenne.

"Nous espérons que les pays européens prendront la décision de nous donner des armes et des munitions (...) Nous leur donnons toutes les garanties que ces armes ne tomberont pas dans de mauvaises mains ou dans celles d'extrémistes", a-t-il affirmé.

Forts de ce soutien, les 73 représentants de la Coalition doivent tout d'abord choisir la forme de l'exécutif qu'ils entendent mettre en place, entre un gouvernement intérimaire aux larges prérogatives politiques ou un organe exécutif aux pouvoirs plus limités, qui permettra à l'opposition d'occuper le siège de la Syrie lors du prochain sommet de la Ligue arabe, fin mars.

Un consensus semblait se dégager lundi en faveur de la création d'un véritable gouvernement.

"Je peux dire qu'environ 60 des 73 membres de la Coalition veulent qu'un gouvernement soit formé", a déclaré un porte-parole de la Coalition, Khaled al-Saleh.

Ils doivent ensuite se prononcer sur le nom du Premier ministre.

Sur douze candidats, trois font figure de favoris: un ex-ministre de l'Agriculture de l'ancien président Hafez al-Assad, Assaad Moustapha, l'économiste Oussama al-Kadi et un cadre supérieur dans les télécoms, Ghassan Hitto. Avec un avantage pour les deux derniers cités, estimait lundi Samir Nashar, un des membres de la Coalition.

M. al-Kadi est né en 1968 à Alep et dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques. M. Hitto est né en 1963 à Damas et a passé près de vingt-cinq ans aux Etats-Unis, où il a été un cadre dirigeant d'entreprises de haute technologie avant de rejoindre la Turquie et les rangs de la révolution fin 2012.

Gérer les zones "libérées"

Le chef de l'exécutif doit être élu par un scrutin majoritaire à deux tours, mais les discussions se poursuivaient pour tenter d'obtenir le consensus le plus large possible autour d'un seul nom avant l'élection.

"Nous travaillons dur pour atteindre un consensus. Personne ne peut garantir qu'il y aura un vote lors de la réunion aujourd'hui ou demain, mais il y a une grande chance que ça arrive", a déclaré M. Nashar à l'AFP.

"Même les plus vieux Parlements dans le monde prennent beaucoup de temps pour prendre une décision. Pour moi, c'est un signe de démocratie (...) Ce n'est pas un mauvais signe", a commenté pour l'AFP le président de la Coalition, Ahmed Moaz al-Khatib.

La première tâche du Premier ministre, s'il est élu, consistera à nommer un gouvernement chargé de gérer les territoires du nord et de l'est du pays conquis de haute lutte par les insurgés mais plongés dans le chaos.

Ce nouvel exécutif devra nécessairement être basé en Syrie, a souligné M. al-Saleh, "un gouvernement qui fonctionnerait via internet ou Skype, ça ne peut pas fonctionner".

Elu par une Coalition dont la représentativité est souvent contestée par les militants sur le terrain, le Premier ministre devra rapidement confirmer en Syrie même sa légitimité.

Si le vote a lieu, "le Premier ministre va se rendre en Syrie et avoir une série de rencontres avec les chefs de groupes rebelles qui combattent le régime d'Assad", a affirmé M. Nashar.

Ces rebelles délimiteront "jusqu'à quel point ils sont prêts à accepter les prérogatives du Premier ministre. Cela pourrait prendre du temps", a-t-il ajouté.

Sur le terrain, l'aviation syrienne a bombardé lundi la frontière libanaise pour la première fois depuis le début du conflit, il y a deux ans, selon une source militaire libanaise.

"Des avions syriens ont tiré quatre roquettes lundi sur la frontière entre le Liban et la Syrie mais je ne peux pas encore dire s'ils ont frappé le territoire libanais ou seulement le territoire syrien", a affirmé à l'AFP un haut responsable militaire libanais.

Un gradé des services de sécurité libanais sur le terrain a précisé, lui, que ces roquettes avaient été tirées contre des positions de la rébellion syrienne en territoire libanais.

© 2013 AFP

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article