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Laurent Fabius, photo d'illustration. © CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT
</figcaption></figure></header>Le départ du président syrien Bachar al-Assad s'impose "pour des raisons non seulement morales mais aussi d'efficacité", estime la France qui réclame justement "des garanties". "Comment un homme pourrait-il rassembler un peuple qu'il a en grande partie contribué à massacrer", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, peu après que le Conseil de sécurité de l'ONU eut adopté à l'unanimité une résolution qui entérine un ambitieux plan de paix pour la Syrie. "Tant que persistera la gouvernance actuelle de M. Bachar al-Assad, une réconciliation véritable et durable entre la population et l'Etat syrien apparaît hors de portée", a ajouté Laurent Fabius.
Il a réclamé la "mise en place d'une transition effective qui implique le transfert à une autorité de transition des pleins pouvoirs exécutifs, notamment le contrôle sur l'appareil militaire et sécuritaire, comme le prévoit le Communiqué de Genève". La résolution adoptée vendredi à l'ONU envisage que se tiennent "début janvier" des négociations entre pouvoir et opposition pour mettre fin à quatre années et demi de guerre, et que s'instaure simultanément un cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire syrien. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué "la première résolution qui se concentre sur les moyens politiques de résoudre la crise". "C'est un pas très important qui nous permet de progresser" vers une solution, a-t-il ajouté.