
Zainab al-Hosni avait 18 ans. Selon Amnesty International, elle a été retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée après avoir été détenue par les forces de sécurité syriennes. Elle serait la première femme tuée en détention depuis le début du mouvement de contestation qui agite le pays depuis le 15 mars. L'une de nos Observatrices à Homs, la ville où vivait la jeune femme, nous raconte comment cette histoire sordide a bouleversé les habitantes et révolté les manifestants.
D'après Amnesty International, qui a pu joindre des personnes proches de la victime, Zainab al-Hosni a été enlevée en juillet dernier par des hommes soupçonnés de faire partie des forces de sécurité syriennes. L’objectif était de faire pression sur un de ses frères Mohammed, un opposant au régime de Bachar al-Assad, afin qu’il se rende aux autorités. Toujours selon l’organisation, le frère de Zainab a finalement été arrêté quelques jours plus tard et serait lui aussi mort en détention. Il y a deux semaines quand, à la demande des autorités, ses parents sont venus récupérer le corps de leur fils à la morgue, les forces de sécurité syriennes leur ont également rendu le corps mutilé de leur fille. Ils l’ont enterrée le 17 septembre.
Depuis, des images présentées comme celles du corps de Zainab ont circulé sur Internet et provoqué la colère des manifestants anti-régime qui ont donné à la jeune femme le surnom de "la fleur de la Syrie" (étant donnée la violence de ces images, FRANCE 24 a décidé de ne pas les diffuser).
Sur cette vidéo, un homme qui se présente comme un autre frère de Zainab explique les circonstances du calvaire de sa sœur.
Selon Amnesty International, au total 103 personnes sont décédées en détention depuis le début de la contestation.