"J'en appelle à tous, à chaque Syrien, dans la rue, les villages, aux combattants dans l'armée régulière syrienne et aux opposants, pour qu'ils prennent une décision unilatérale d'arrêter les hostilités à l'occasion de l'Aïd al-Adha (qui sera célébrée le 26 octobre) et que cette trêve soit respectée à partir d'aujourd'hui ou de demain", a déclaré le médiateur de l'ONU à la presse. Sur le terrain, la trêve semblait loin. Dimanche matin, un attentat a visé pour la première fois le quartier chrétien de la vieille ville de Damas, faisant au moins 10 morts et 15 blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Lakhdar Brahimi a souligné qu'il s'agissait d'une "initiative personnelle, et non d'un plan détaillé de paix. C'est un appel à chaque Syrien".
Il a ensuite indiqué avoir contacté des dirigeants de l'opposition civile à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie, et les groupes armés à l'intérieur du pays. "Nous avons trouvé un accueil très favorable à notre appel", a-t-il dit. Le président Assad a pour sa part affirmé qu'il était "ouvert à tous les efforts sincères pour une solution politique à la crise, sur la base du refus de toute ingérence étrangère", selon l'agence officielle Sana. Le pouvoir à Damas qualifie les opposants et rebelles syriens de "terroristes" et accuse le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie de les armer.
Le régime a par ailleurs été pointé du doigt pas Laurent Fabius qui a jugé probable l'implication de la Syrie dans l'attentat à la voiture piégée qui a tué à Beyrouth le général Wissam al Hassan, chef des renseignements de la police.
<figcaption class="sz11 c2 tshadow2">Le diplomate Lakhdar Brahimi / Crédits : AFP</figcaption></figure>


