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<time>Publié16-05-2015 à 10h41Mis à jour le 17-05-2015 à 11h24 lien </time>

Les forces du régime syrien ont chassé dimanche 17 mai les djihadistes de l'Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre, a affirmé un haut responsable syrien, moins de 24 heures après la prise de contrôle de cette zone par l'organisation extrémiste. "L'attaque de l'EI a été avortée et les djihadistes ont été chassés des périphéries nord et Est de Tadmor (nom de Palmyre en arabe)", a affirmé à l'AFP Talal Barazi, le gouverneur de Homs, province du centre de la Syrie dont fait partie cette ville vieille de plus de 2.000 ans. Talal Barazi a indiqué en outre que l'armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.
Samedi en début de soirée, l'EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l'OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales. D'après Talal Barazi, l'armée a tué "130 jihadistes". "L'armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l'EI) afin de rétablir la circulation", a ajouté le gouverneur.
L'EI a lancé mercredi l'assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d'Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu'elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d'Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.
La ville est également importante pour la propagande de l'EI, puisque son importance culturelle attire l'attention des médias du monde entier et a poussé l'Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l'ONU à agir pour la préserver. Une éventuelle prise de Palmyre permettrait en outre à l'EI d'étendre son influence au-delà de l'est et du nord de la Syrie où il est bien implanté.
Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l'Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l'EI.
(Avec AFP)