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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2012-07-20T09:49:16+02:00" itemprop="datePublished">20.07.2012 à 09h49</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-07-20T16:00:08+02:00" itemprop="dateModified">20.07.2012 à 16h00</time>
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Violents combats à Damas et Alep. L'armée affirme avoir "nettoyé", vendredi, le quartier stratégique de Midane, près du centre de Damas, après de violents combats. "Nos valeureuses forces armées ont nettoyé totalement la région de Midane à Damas des résidus des terroristes mercenaires et y a rétabli la sécurité", a indiqué la télévision d'Etat. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les forces du régime ont également pris d'assaut le quartier de Jobar. L'ONG précise que des "perquisitions ont commencé" dans certains secteurs de ce quartier hostile au régime Assad. A Alep, deuxième ville et capitale économique du pays, de violents combats ont également éclaté dans plusieurs quartiers, toujours selon l'OSDH.
Mort du général Bekhtyar, Damas dément le départ d'Al-Assad. Le chef de la sécurité nationale en Syrie, Hicham Bekhtyar, blessé mercredi dans l'attentat de Damas dans lequel ont péri trois autres hauts responsables sécuritaires, a succombé vendredi à ses blessures, a annoncé la télévision d'Etat. "Le commandement du parti Baas [au pouvoir] présente ses condoléances au peuple après la mort du camarade, le général Hicham Ikhtiar, (...) chef de la sécurité nationale, qui a succombé à ses blessures avant midi", a indiqué la télévision. Par ailleurs, les déclarations de l'ambassadeur de Russie à Paris sur un éventuel départ du président syrien sont "sans fondement", a annoncé la télévision d'Etat syrienne réagissant aux propos d'Alexandre Orlov. Ce dernier a affirmé sur l'antenne de Radio France internationale que Bachar Al-Assad "accepte de partir" mais "d'une façon civilisée".
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Funérailles des victimes de mercredi. Les funérailles d'Assef Shawkat, beau-frère de Bachar Al-Assad, et de deux autres hauts responsables du pouvoir syrien tués dans l'attentat de mercredi à Damas se sont déroulées vendredi dans la capitale, rapporte la télévision publique syrienne qui ne précise pas si le président était présent. Son frère cadet Maher, qui commande la IVe division de l'armée syrienne, a assisté à l'hommage rendu aux trois hommes devant un monument militaire de la capitale syrienne, précise de son côté Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah libanais, allié du régime syrien.
Lire : Une partie du pouvoir syrien décapitée, un vote à l'ONU reporté
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Manifestations de faible ampleur à Damas. Dans le même temps, "des manifestants sont sortis de plusieurs mosquées à Midane", a rapporté l'OSDH. Le slogan des manifestants ce vendredi, jour de prière, est "le ramadan de la victoire sera écrit à Damas", en allusion à la "bataille de libération" de la capitale syrienne lancée en début de semaine par les rebelles. Selon Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH, il s'agissait de manifestations courtes et de faible ampleur. D'autres manifestants sont sorties dans la rue à Mazzé, un quartier huppé de l'ouest de la capitale syrienne, "réclamant la chute du régime et l'exécution du président syrien".
Des milliers de réfugiés. L'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a déclaré que le nombre de réfugiés syriens en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie a presque triplé depuis avril pour atteindre 112 000.
>> Lire : "Syrie : 'Il y a un véritable exode vers le Liban'"
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150 rebelles à un poste-frontière près de la Turquie. Les rebelles exerçaient par ailleurs leur contrôle vendredi sur un poste-frontière avec la Turquie, après de violents combats menés la veille contre l'armée, a constaté sur place un photographe de l'AFP. Des poids lourds turcs incendiés lors des combats gisaient à l'entrée du poste de Bab Al-Hawa, situé face à la province turque de Hatay et contrôlé par environ 150 rebelles lourdement armés.
Le sort des 300 observateurs en suspens. Le Conseil a jusqu'à vendredi soir pour adopter une résolution sur le sort des trois cents observateurs de la mission d'observation de l'ONU en Syrie (Minus), dont le mandat expire à cette date. Les Occidentaux veulent assortir son renouvellement de pressions sur Damas et la Russie veut se contenter de prolonger cette mission, qui a été incapable depuis la mi-avril de faire cesser les combats.
Quels responsables ? Le Royaume-Uni a estimé que l'ONU n'a "pas pris ses responsabilités pour trouver une solution" à la crise syrienne. "Nous allons maintenant faire plus en dehors du cadre du Conseil de sécurité et intensifier notre soutien à l'opposition et notre aide humanitaire en dehors du travail fait par le Conseil de sécurité", a souligné William Hague, le chef de la diplomatie britannique, sur la BBC. Il est "absolument inacceptable" de tenter de rendre la Russie responsable de la situation en Syrie en raison de son veto à la dernière résolution occidentale à l'ONU, a de son côté estimé le ministère des affaires étrangères russe. Poursuivant sa première tournée à l'étranger depuis son élection, le président russe, Vladimir Poutine, est vendredi à Berlin et Paris, où il doit faire face des pressions pour infléchir son soutien à Damas.
Lire : "A l'ONU, la Russie et la Chine bloquent une nouvelle résolution sur la Syrie"