Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les violences de jeudi et vendredi ont fait 85 morts à travers le pays.
Vingt-trois personnes ont été tuées vendredi 27 janvier par les forces de l'ordre en Syrie, où plusieurs grandes villes, dont Alep, font l'objet d'offensives d'envergure de l'armée.
Douze civils ont été tués à Naoua, dans la province de Deraa (sud), cinq à Alep (nord), quatre à Homs (centre), un à Hamourieh (dans la banlieue de Damas) et un à Hama (centre), a précisé l'OSDH dans une série de communiqués.
La veille, soixante-deux personnes, dont 43 civils, ont été tuées. A Homs, foyer de la contestation où l'armée a lancé une offensive jeudi, 33 civils dont neuf enfants sont décédés.
Dans la ville rebelle de Hama (centre), où l'armée syrienne avait lancé mardi une vaste offensive, quatre civils sont morts dont une femme de 58 ans, tuée par des tireurs embusqués, a indiqué la même source, précisant qu'une nouvelle offensive était en cours.
"Le quartier de Hamidiyé fait l'objet depuis l'aube d'une campagne militaire féroce, accompagnée de tirs nourris de mitrailleuses lourdes", indique l'OSDH, ajoutant que de fortes explosions y étaient également entendus.
Les Comités locaux de coordination, qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, ont indiqué que dans cette ville avaient été découverts "23 corps sans vies, dont la plupart étaient ligotés et portaient des marque de torture et de tirs dans la tête".
Dans la province de Deraa, un adolescent a été tué dans la ville de Nawa lorsque les forces de sécurité ont tiré sur une manifestation étudiante, selon l'Observatoire.
Un civil a été tué dans la province d'Idleb (nord-ouest), et quatre autres dans la banlieue de Damas.
En outre, 7 soldats dissidents et 12 militaires et membres des services de sécurité ont péri dans des violences dans l'ensemble de la Syrie, selon la même source.
