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Tapie assure à nouveau que Sarkozy n'a pas demandé l'arbitrage

Les dessous de l'affaire Tapie-Lagarde

L'affaire remonte à plus de vingt ans. Les derniers rebondissements.

Tapie assure à nouveau que Sarkozy n'a pas
demandé l'arbitrage
<time datetime="2013-06-27T07:47:01.837042+02:00" itemprop="datePublished">27 juin 2013 à 07:47</time>

Bernard Tapie le 26 mai 2013 à Marseille

Bernard Tapie le 26 mai 2013 à Marseille (Photo Gérard Julien . AFP)

L'homme d'affaires, actuellement en garde à vue, sort ce jeudi un ouvrage chez Plon revenant sur son conflit avec le Crédit lyonnais, qui s'est soldé par l'arbitrage lui ayant octroyé plus de 400 millions d'euros.

Bernard Tapie réaffirme, dans un ouvrage à paraître jeudi chez Plon, que Nicolas Sarkozy n’a pas provoqué le recours à l’arbitrage pour solder son contentieux avec le Consortium de réalisation (CDR, créé pour solder l’héritage du Crédit Lyonnais), en 2008.

«L’ancien président n’a pas cherché à m’aider. Il n’a pas provoqué l’arbitrage», dit l’homme d’affaires dans ce nouveau livre qui tourne, en bonne partie, autour de sa bataille avec l’ancienne banque publique, longue de près de vingt ans. «Il n’a pas donné d’instructions en ma faveur à quiconque. Mais il ne s’est pas opposé à la procédure permettant de sortir d’un litige qui datait de... 1995. C’est tout», précise-t-il au sujet de l’arbitrage, qui lui a attribué 403 millions d’euros.

Il reconnaît s’être entretenu avec Nicolas Sarkozy «de nombreuses fois, à peu près tous les deux mois, avant, pendant et après qu’il soit président de la République». «Sans être intimes ou proches, nous avons échangé», consent-il seulement. Quant à l’arbitrage, l’ancien ministre livre un nouveau détail de la répartition de la somme qui lui a été attribuée. Il affirme avoir reçu, au final, les 45 millions d’euros liés à l’indemnisation du préjudice moral et 47 millions via sa société Groupe Bernard Tapie, soit environ 92 millions d’euros au total.

«Non, je n’ai pas volé l’argent qui m’a finalement été attribué. (...) Non, je n’ai pas coûté un sou au contribuable à qui j’ai au contraire rapporté beaucoup», déclare le copropriétaire de Groupe Hersant Media (GHM), qui a passé mercredi sa troisième nuit d’affilée en garde à vue. Il estime ainsi que la somme que lui a attribué le tribunal arbitral est sensiblement inférieure au préjudice subi à l’occasion de la vente de l’équipementier sportif Adidas, en 1993, au bénéfice du Crédit Lyonnais, alors banque publique.

Par ailleurs, l’homme d’affaires rappelle également que le Lyonnais et ses filiales ont perçu d’importantes charges financières versées par les sociétés de Bernard Tapie avant leur placement en redressement judiciaire. Les circonstances de l’arbitrage font l’objet d’une information judiciaire, qui a mené, ces dernières semaines, à la mise en examen de trois personnes : l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, l’ancien président du CDR, Jean-François Rocchi et l’un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup.

Au sujet de ce dernier, Bernard Tapie affirme qu'«il était particulièrement qualifié, malgré les insinuations des sites de désinformation Médiapart et Bakchich, pour siéger au tribunal arbitral».

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