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Le Point - Publié le <time datetime="2014-02-13T00:00" itemprop="datePublished" pubdate=""> 13/02/2014</time>
<figure class="media_article panoramique" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption>
Page d'accueil du site d'Uber.
</figcaption></figure>Travis Kalanick, en créant Uber en 2009, l'une des étoiles de la Silicon Valley, ne pouvait imaginer à quel point sa société serait haïe par les taxis parisiens, dont le statut ultraprotégé avait été dénoncé en son temps par Jacques Attali. Le principe, en vigueur à Paris et Lyon : un usager télécharge sur son smartphone l'application Uber, qui lui permet de savoir combien de chauffeurs autour de lui peuvent le prendre à bord. Informé du temps d'attente, il peut aussi demander une estimation des frais. D'un clic, il commande son véhicule.
Au volant : des chauffeurs indépendants ou affiliés à des compagnies de véhicules de tourisme de confort qui ont contractualisé avec Uber. Ce dernier prélève "entre 10 % et 20 %" de commission. Une affaire qui marche, même si Uber est avare de chiffres. Peut-être s'inspire-t-il de ses actionnaires - Goldman Sachs, Google ou Jeff Bezos, le patron d'Amazon. La valorisation d'Uber atteindrait 3,5 milliards de dollars. Au cours de son premier exercice, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros en France (12 salariés). Elle facture à Amsterdam. C'est plus discret. Normal, la maison mère se situe dans le Delaware, le paradis fiscal américain.