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Il est « probable » que la chaîne LCI n'émettra plus après le 31 décembre 2014, a déclaré le patron du groupe TF1, Nonce Paolini, après le refus, mardi 29 juillet, du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) d'autoriser son passage sur la TNT gratuite.
M. Paolini a souligné que TF1 ne soumettra probablement pas de nouvelle demande au CSA à l'avenir, même s'il étudiait « toutes les voies de recours »contre cette décision. Il a en revanche répété que la chaîne ne sera pas vendue.
« TRISTESSE, COLÈRE, ÉCŒUREMENT »
Peu après la décision du CSA, les propriétaires du groupe Le Monde ont tout de même confirmé leur intérêt pour la reprise de la chaîne, « complémentaire des activités du Monde et en cohérence avec la transformation en cours du groupe »,écrit Louis Dreyfus, au nom de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, qui viennent de racheter Le Nouvel Observateur et Rue89.
Depuis plusieurs semaines, les salariés du groupe se sont mobilisés sur lesréseaux sociaux. Le présentateur du journal de 13 heures de TF1, Jean-Pierre Pernaut, et la directrice de l'information, Catherine Nayl, ont ainsi apporté leur soutien aux équipes de LCI.
En revanche, Xavier Couture, l'ancien directeur général de TF1, accuse Patrick Le Lay, PDG du groupe de 1998 à 2008, sans le citer nommément, d'avoir refusé le passage de la chaîne en gratuit quand il en avait l'occasion. Si iTélé et BFMTV sont accessibles gratuitement depuis 2005, le groupe TF1 n'a jamais proposé sa chaîne d'information en continu lors des différents appels à candidatures pour la TNT gratuite lancés par le CSA.
PARIS PREMIÈRE ÉGALEMENT CONDAMNÉE ?
Concernant Paris Première, dont le passage en gratuit a également été refusé, le groupe M6 a réagi en « désapprouvant » ce refus. Son PDG, Nicolas de Tavernost, conteste en particulier que sa chaîne « offr(e) un format et s'adress(e) à un auditoire présentant des analogies » avec d'autres chaînes, comme l'écrit le CSA.
Le groupe réfléchit aussi à un recours devant le Conseil d'Etat qu'il pourraitformaliser dans quelques semaines. Et si la situation reste en l'état, la chaîne pourrait aussi mettre la clé sous la porte si « elle n'est plus viable ».
Interrogé par Le Monde, Olivier Schrameck, président du CSA, a expliqué que « la décision [du CSA] est le résultat d'une analyse de la situation telle qu'elle se présente à nous à travers des études d'impact. Nous avons fait ce que le législateur nous a prescrit, c'est-à-dire une analyse à un moment donné ».
Concernant le sort de Paris Première et LCI :
« Il appartient à TF1 de prendre librement ses décisions. Le CSA n'a aucune observation publique à faire sur ce point. Je pense que TF1 sera conduite à prendre en compte l'environnement qui est le sien, l'effet que peut avoir, pour le groupe lui-même, la suppression d'une chaîne, et l'ouverture qui est faite pour l'avenir par la décision du CSA. Il s'agira de sa décision, et non pas de la décision du CSA, qui ne fait quelaisser la situation telle qu'elle est à la suite des décisions précédentes de TF1. »
Lire l'intégralité de l'entretien avec Olivier Schrameck, président du CSA (édition abonnés) : « Tous les clignotants sont orange pour la télévision gratuite »


