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L'enquête a été ouverte après la démission, avec fracas puisqu'elle a dû suivre des soins médicaux, d'une de ces deux salariées à l'été 2009. « Je venais travailler avec une boule au ventre. Quand elle me disait bonjour le matin, elle me serrait la main en me tordant le poignet », indique une plaignante.
« Elle a continué de m'accuser d'avoir volé 10 € et m'a fait vider mes poches alors que c'était une erreur de caisse qui avait été élucidée. J'ai eu la chance de retrouver un emploi malgré les propos diffamatoires qu'elle a tenus à mon encontre auprès de mon nouveau patron », précise l'autre victime. Les deux réclament 5 000 et 3 200 € de dommages.
Pour leur avocat, « ce n'est pas une gestion normale. C'est du harcèlement avec répétition de brimades et vexations. D'ailleurs toute l'équipe a démissionné. L'une des victimes a totalement perdu confiance en elle, alors qu'elle était décrite comme performante par ses collègues de travail. »
La patronne du magasin rétorque : « Leurs propos sont de pures inventions. Je me suis contentée de réprimander l'une pour des choses qu'elle faisait mal. J'ai repris une boutique en vrac, il fallait la réorganiser. Je leur ai demandé plus de travail car j'ai des comptes à rendre : je suis une salariée comme elles, dans une société qui compte 17 magasins en Bretagne. »
Pour son avocate qui demande la relaxe, « elle n'est qu'un maillon de la chaîne dans cette entreprise. Elle avait elle-même la pression, elle a été la lampiste. » Le ministère public demande une amende de 1 000 € dont la moitié avec sursis. Les juges sont plus sévères : ils prononcent une peine de 2 000 € avec sursis. La coupable doit par ailleurs verser 1 000 € et 500 € de dommages à ses deux ex-employées. DL;
Patrick CERTAIN