La directrice générale de la Fondation Brigitte Bardot sera cet après-midi sur le banc des prévenus au tribunal de grande instance de Versailles. Ghyslaine Bock comparaît pour harcèlement moral, survenu entre le 28 décembre 2006 et le 2 mars 2008 sur Laurent Poli, un ancien gardien de la vaste propriété de 2 ha de l’association, nichée dans le village de Bazoches-sur-Guyonne.
Employé comme gardien pour 35 heures de travail hebdomadaire, il en effectue, selon lui, beaucoup plus. Et ses missions sont de plus en plus lourdes. De gardien, il devient en quelque sorte homme à tout faire. Il doit, selon ses dires, nettoyer la maison de l’actrice, occupée chaque nuit par les chats, réaliser un enclos pour moutons puis le démonter.
L’enquête menée par les gendarmes met effectivement en lumière un certain nombre de dysfonctionnements. Tout d’abord, quand l’employé ne travaille pas, il est contraint de quitter son domicile entre 9 heures et 17 heures avec femme et bébé. Par ailleurs, le logement qu’il occupe est déclaré insalubre par arrêté municipal. Dans un rapport, l’inspection du travail, qui s’est penché sur cette affaire, fait état « d’un risque d’intoxication au monoxyde de carbone et d’une électricité dangereuse, mettant en danger les habitants ».
Entendue par les enquêteurs, la directrice générale a contesté tous ces faits. Elle a mis en cause la qualité du travail de son employé. Enfin, s’agissant des travaux de mise aux normes du logement, elle a indiqué qu’ils étaient prévus.
