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Le tireur soupçonné d'avoir grièvement blessé un photographe du journal Libération et d'avoir tiré sur une banque à Paris.
Crédit : AFPVoilà qui devrait aider les enquêteurs dans la traque du tireur soupçonné d'avoir grièvement blessé lundi un jeune homme à Libération et d'avoir également visé une banque à La Défense. Les autorités ont diffusé mardi matin une nouvelle photo du suspect et ont reçu environ 400 appels après leur appel à témoins, a-t-on appris de source policière.
Mais l'homme, âgé de 35 à 45 ans, n'a toujours pas été retrouvé.
Les enquêteurs lancés à la recherche du tireur ont effectué "tout un travail sur (son) ADN", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
Selon France 2, l'ADN du suspect "a été retrouvé sur un objet récupéré dans le véhicule de l'automobiliste pris en otage". "Reste à le comparer au Fichier national des empreintes génétiques", conclut la journaliste de la chaîne.
"Nous trouverons l'auteur de ces actes, pour qu'il soit jugé et condamné", a déclaré Jean-Marc Ayrault ce mardi midi. Le Premier ministre s'exprimait devant la presse avant de se rendre à la réunion du groupe PS à l'Assemblée nationale.
"L'ensemble des forces de police sont à la recherche de l'auteur de ces crimes, sans relâche", a-t-il ajouté.
Sur cette image, issue d'une caméra de vidéosurveillance de la RATP, plus nette que celles préalablement diffusées, l'homme est debout et de face, montrant un visage rond, regard fixe. Il est vêtu d'une veste rouge, tête recouverte d'un bonnet beige, la bandoulière de son sac tendue sur le buste.
Cette photographie a été prise à la station Concorde, dans le métro parisien.
Le tireur présumé de Libération et de La Défense a dit à l'automobiliste qu'il a pris en otage lundi "sortir de prison, être prêt à tout et avoir une grenade" dans son sac, a rapporté mardi une source judiciaire. Le conducteur a affirmé à la police qu'un "individu armé l'avait pris en otage" lundi matin, le contraignant à l'emmener jusqu'à l'avenue des Champs-Elysées où il s'est fait déposer vers midi.
Une source proche de l'enquête a toutefois appelé à la prudence sur la véracité de ces déclarations, n'excluant pas qu'elles aient pu être faites pour convaincre la personne prise en otage de sa détermination.
Invité d'Yves Calvi sur RTL, le directeur de la publication de Libération est revenu sur l'attaque survenue lundi matin au siège du journal. Un l'homme a ouvert le feu, blessant grièvement un assistant photographe. "Je ne sais pas qui est cette personne, ce qui se passe dans sa tête, je ne veux pas extrapoler, spéculer, mettre du sens dans ce qui est un acte horrible et barbare."
Nicolas Demorand a voulu rester "extrêmement prudent" concernant l'état de santé du blessé. "Son état est très sérieux mais il est stable et nous considérons que chaque heure qui passe est une bonne nouvelle".