
Manifestation lundi 14 janvier à Tombouctou pour demander la paix au Mali, photo de notre Observateur sur place.
À Tombouctou, alors que les groupes islamistes armés abandonnent leurs positions de peur d’une intervention de l’armée française, certains habitants quittent aussi la ville de peur des bombardements. D’autres s’inquiètent d’être victimes de représailles du simple fait qu’ils ont la peau claire et seraient de fait associés aux islamistes touareg et arabes.
Tombouctou était aux mains des groupes islamistes armés depuis le mois d’avril 2012. Devenue l'un des fiefs des islamistes d’Ansar Dine et d’Aqmi, la "ville aux 333 saints" était devenue le théâtre de châtiments corporels infligés à la population au nom de la charia. Et, jusqu’à la fin du mois de décembre, des destructions de mausolées, inscrits pour certains au patrimoine mondial de l’Humanité, ont été menées par les intégristes.
Selon les derniers chiffres du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 230 000 personnes auraient quitté le Mali et 150 000 auraient été accueillies dans des camps de réfugiés, dont un peu plus de 54 000 en Mauritanie, première destination des déplacés, et 50 000 au Niger voisin.
