Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Traité européen : "On n'a pas élu Hollande pour ça"

Accueil > Politique > Traité européen : "On n'a pas élu Hollande pour ça"
Traité européen : "On n'a pas élu Hollande pour ça"
Créé le 30-09-2012 à 17h55 - Mis à jour à 18h28 
lien

Les opposants au TSCG ont défilé dans les rues de Paris cet après midi, alors que le Parlement s'apprête à voter la ratification du texte.

 

François Hollande est directement visé. Son portrait est placardé le long du parcours, avec la mention : "Avis de recherche pour rendre compte à la démocratie". (Bertrand Langlois - AFP)

François Hollande est directement visé. Son portrait est placardé le long du parcours, avec la mention : "Avis de recherche pour rendre compte à la démocratie". (Bertrand Langlois - AFP)
Sur le même sujet

Le "non" s'épelle en grosses lettres dans les rues de Paris ce dimanche 30 septembre. Les opposants au traité européen de stabilité ont défilé de Nation jusqu'à la place d’Italie. Un long cortège - 80.000 personnes selon les organisateurs - a répondu à l’appel unitaire du Front de gauche, du NPA, d’Attac, et de syndicats comme Solidaires, la FSU, ou les secteurs de branche CGT.

"C’est important pour nous de témoigner contre le TSCG aujourd'hui", explique Tony, 40 ans, militant au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Ce militant a pris le car pour venir de Montpellier. Comme tous les manifestants, il réclame que le peuple soit consulté. Pour lui, le PS refuse le débat sur le traité : "Les socialistes ça les emmerde que les gens donnent leur avis sur la question", lâche Tony.

Avis de recherche

Les affiches qui demandent une consultation populaire tapissent les murs. Corentin, 20 ans, étudiant en école de commerce explique : "On est contre la réforme mais pour le référendum. Si après ça, il est accepté, on acceptera la décision." Le TSCG est un repoussoir : "Mettre la règle d’or, c’est inscrire l’austérité dans la constitution. Quoiqu’il se passe, il faudra qu’on soit à l’équilibre budgétaire, quitte à faire des sacrifices sociaux."

François Hollande est directement visé. Son portrait est placardé sur les arbres le long du parcours, avec la mention : "Avis de recherche pour rendre compte à la démocratie". Le président a demandé à ses troupes de voter la ratification du traité, un choix qui a surpris certains. "On n’a pas élu Hollande pour ça. J’ai voté pour lui avec conviction, on est un peu déçus mais ça ne fait que 5 mois. On est d’accord pour dire qu’il faut attendre un peu", estime Corentin. Pour lui, cette manifestation a pour objet d’administrer une piqure de rappel au PS : "Hollande a pris la pression de l’Allemagne. Nous, on est là pour mettre la pression de l’autre côté."

Un peu traîne-savate

D’autres manifestants sont moins indulgents avec les socialistes. Samuel, 31 ans, assistant pédagogique, se définit lui-même dans l’opposition. "Mais une opposition constructive", ajoute-t-il. Il a pourtant voté Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle. "Mais je ne n’avais aucun espoir. Et puis la démocratie ce n’est pas de voter une fois tous les 5 ans." Ce militant du Front de gauche croit dans la mobilisation citoyenne : "Vous avez vu ? Aujourd’hui on n’est pas tout seul, il y a les syndicats avec nous."

Mais l’ambiance n’est pas non plus très festive dans les rues. Le défilé est plutôt calme. "C’est un peu traîne-savate comme manif", juge un militant du NPA. Une autre du Parti de gauche, venue de l’Ariège exprime sa déception. "On a pris le car hier à dix heures, on a roulé toute la nuit, je suis crevée. Et surtout je suis un peu déçue, il n’y a pas beaucoup de monde. C’est pas comme pendant la prise de la Bastille", en référence aux dizaines de milliers de personnes qui avaient déferlé sur la place pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Mais Samuel ne se laisse pas abattre, même si le vote sur le traité paraît couru d'avance : "La manif d'aujourd'hui ce n'est pas la finalité, ce n'est que le début."

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article