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Transition énergétique : le nucléaire sera également mis à contribution

POLITIQUE ET SOCIETE
Transition énergétique : le nucléaire sera
également mis à contribution
Par Joel Cossardeaux | 21/09 | 11:29 | mis à jour à 19:58

En clôture de la deuxième conférence environnementale,

Jean-Marc Ayrault a affirmé que la taxe carbone rapportera

2,5 milliards d’euros en 2015 puis 4 milliards en 2016.

La participation du nucléaire à l’effort de transition énergétique

, annoncé cette après-midi par le Premier ministre, rime avec l’allongement de la durée de vie des centrales.

Les professionnels des transports et de la pêche « gardent leurs exonérations » fiscales, a indiqué le Premier ministre. - AFP
Les professionnels des transports et de la pêche « gardent leurs exonérations » fiscales,
a indiqué le Premier ministre. - AFP

Pour ce qui est de financer la transition énergétique, la future contribution climat énergie (CCE)

ne suffira pas seule à la tâche et de beaucoup. Le gouvernement attend de cette mesure 4

milliards d’euros en 2016, montant dont il compte dégager la même année 1 milliard d’euros

supplémentaire au profit de ce « chantier majeur du quinquennat », a indiqué cet après-midi

Jean-Marc Ayrault, venu clore au Palais d’Iéna la deuxième conférence environnementale.

Des chiffres très éloignés des 20 milliards d’euros par an mentionnés la veille par François

Hollande dans son discours d’ouverture sur le coût de ce « chantier majeur du quinquennat ».

L’industrie de l’atome arrivera à la rescousse pour aider au comblement de cet écart. Le « parc

nucléaire sera mis à contribution », a annoncé le chef du gouvernement sans trop rentrer dans

les détails de ce projet. Il n’est guère allé plus loin s’agissant des modalités de mise en œuvre

de la CCE, dont le président de la République avait annoncé, la veille, la mise en œuvre en 2014.

Impact nul de la taxe carbone en 2014

A cinq jours de la présentation du budget et après les couacs émis par l’exécutif sur la « pause

fiscale », l’heure est l’apaisement vis à vis de l’opinion. Jean-Marc Ayrault est resté totalement

muet sur la fiscalité du diesel, au grand dam des associations environnementales, et il a insisté

sur le caractère très progressif de la montée en puissance de la CCE. « En 2014, l’impact de

cette composante carbone sur les carburants et le fioul domestique sera nul », a t-il rappelé.

Les pêcheurs et les transporteurs garderont leurs exonérations. Enfin, « les industriels soumis

aux quotas de CO2 conserveront, eux, leur système », a expliqué le premier ministre. Une mesure

accueillie favorablement par le patronat. « Nous redoutions que certaines entreprises aient à subir

une double-peine », explique Jean-Pierre Clamadieu, le président de la commission du

développement durable du MEDEF.

Quant à la participation du nucléaire à l’effort de transition énergétique, elle s’opérera en mobilisant

« une partie des gains financiers perçus sur le parc existant », a indiqué Jean-Marc Ayrault. Sans dire

à partir de quand et pour quel montant cette mise à contribution serait réalisée. Malgré son imprécision,

cette annonce a satisfait les écologistes, ravis de voir le nucléaire payer la transition énergétique.

« L’Etat redevient stratège et reprend la main vis à vis d’un opérateur qui n’a pas joué le jeu du débat

national sur la transition», juge Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Altantique. Certains s’inquiètent

pourtant du prix à payer qui pourrait être l’allongement de la durée de vie des centrales. « On s’oriente

vers le modèle allemand. Angela Merkel a donné dix ans d’allongement en contre-partie d’une taxe

pour financer la transition énergétique », estime Corinne Lepage, députée européenne et président

de Cap 21.

Agence nationale de la biodiversité

Sur les thèmes (eau, biodiversité, économie circulaire, emploi, éducation) qui ont émaillé cette

deuxième conférence environnementale, Jean-Marc Ayrault s’est montré avare en annonces

concrète. La hausse de la TVA sur les engrais dans le budget 2014 a été confirmée, ains que

la création en 2014 de l’Agence nationale de la biodiversité

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