Un des hommes les plus recherchés de France a-t-il été retrouvé ? Un homme, suspecté d'être à l'origine des attaques de BFM-TV, Libération et la Défense, a été placé en garde à vue. Si ce dernier présente «une forte ressemblance physique» avec la personne recherchée, dont des images issues de la vidéosurveillance ont été diffusées, il est encore trop tôt pour assurer qu'il s'agit bien du tireur. Des tests ADN sont actuellement en cours pour permettre d'identifier formellement le suspect, et les résultats devraient tomber dans les heures à venir, selon nos informations.
L'homme a été arrêté mercredi soir vers 19 heures, après avoir été repéré stationné dans un parking souterrain de Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il a pu être appréhendé par les services de police grâce à la collaboration d'une connaissance. Une personne qui l'hébergeait depuis une quinzaine de jours l'aurait en effet reconnu sur les photos diffuseés par les autorités et aurait contacté la police, indique-t-on au Figaro. Le suspect a été trouvé dans un état second, comateux, après avoir absorbé une grande quantité de médicaments dont la nature reste à déterminer. Il a été placé en garde à vue dans un hôpital, mais il n'est pas en mesure d'être entendu. La notification de ses droits a dû être différée. Des perquistions sont en cours pour essayer de mettre la main sur l'arme ou sur tout élément susceptible de fournir un indice, comme les vêtements portés par le tireur lors des attaques.
Première garde à vue depuis le début de la traque
C'est la première personne placée en garde à vue depuis le début de la traque, qui n'avait donné lieu jusqu'ici, malgré un appel à temoin et la diffusion de photos du suspect, qu'à quelques contrôles sans suite. Les enquêteurs ont reçu plusieurs centaines d'appels. Ils cherchaient un homme de 35 à 45 ans, de type européen, et mesurant entre 1,70 m et 1,80 m. Cet homme a surgi lundi matin dans les locaux du quotidien Libération armé d'un fusil à pompe à crosse et canon sciés, de calibre 12, pouvant recevoir indifféremment des munitions Brenneke (chasse au sanglier) et/ou des munitions contenant des chevrotines. Le jeune assistant photographe qu'il a blessé au thorax et à l'abdomen, «a pu être réveillé et sevré de ventilation artificielle», selon l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Manuel Valls s'est rendu mercredi après-midi à son chevet, a annoncé le ministère de l'Intérieur, pour témoigner «de son soutien».
Lundi, après les attaques de Libération et de la Défense, un automobiliste avait affirmé à la police qu'un «individu armé l'avait pris en otage» pendant près de 20 minutes, le contraignant à le déposer aux Champs-Élysées. Vendredi, c'est à BFMTV qu'un homme avait fait irruption dans le hall, ne tirant toutefois pas de coup de feu.
