Hier matin, dans un des cabinets d’avocats les plus prestigieux de la région, nous avons vu trois avocats parmi les plus puissants faire un constat d’impuissance (*).
Nous avons vu et entendu, nous y étions.
Le constat était une fois de plus le même.
Dans une des innombrables affaires qui pourrissent la vie de tout le monde dans le département, dans une des innombrables affaires dont on ne parle pas parce que c’est trop sensible, ou dangereux, un constat s’imposait : dans les Pyrénées Orientales, certains sont au dessus des Lois, et le Droit ne s’applique pas à eux.
Les avocats, comme c’est souvent le cas quand ils planchent sur un dossier sensible, vérifiaient point par point diverses données à l’écran, en consultant leurs bases de données juridiques, et dans leurs "bouquins", les rouges, les gris, ces innombrables bouquins qui garnissent les étagères de leurs bureaux. Point par point, et comme souvent ça a duré un long moment facturé très cher à la minute, le constat était le même : il y a la Loi, il y a le Droit, il y a la jurisprudence, et il y a Perpignan où la Justice est différente. Ou, plus exactement, où il y a la Justice pour les uns, et une autre, pour certains.
Hier matin, c’est dans les bureaux de Maître Bernard Vial, à Perpignan, dans le bureau de Maître Bernard Vial lui-même, ancien Bâtonnier, que la scène a eu lieu, et concernait une affaire dont il a déjà été question ici, celle de Malibu Village à Canet en Roussillon.
Bien entendu, la scène racontée est résumée au minimum vital.
Et le dossier est compliqué. Encore que, si la Loi s’appliquait vraiment...
La question est la suivante : une fois de plus, "on" nous a promis le changement. Nous le savons bien, en politique et la Justice est de plus en plus politique, les promesses des uns n’engagent que les autres, les idiots qui y croient. Mais, pour une fois, pour changer un peu, ne serait-il pas possible d’en tenir une, une seule, de ces innombrables promesses de campagne, pour permettre à la Loi et au Droit qui ne demandent que ça, de s’appliquer aussi à Perpignan ?
Ce qui serait bien, c’est que, dans la foulée, et le temps de faire un peu le ménage dans les Pyrénées Orientales, le Droit et la Loi s’appliquent à cette affaire, mais aussi à quelques autres, et que certains, pour changer un peu, soient remis à leur place.
Mais on peut toujours rêver...
Pardon pour le dérangement, Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Perpignan, pardon pour le dérangement Monsieur le Ministre de l’Intérieur, et pardon pour le dérangement Madame la Ministre de la Justice...

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