Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Le Point.fr - Publié le <time datetime="2014-06-27T14:52" itemprop="datePublished" pubdate="">27/06/2014 à 14:52</time> - Modifié le <time datetime="2014-06-27T15:33" itemprop="dateModified">27/06/2014 à 15:33 </time>lien

Les juges financiers vont être chargés de l'enquête sur l'affaire Bygmalion et les soupçons de financement illicite par l'UMP de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a annoncé vendredi le parquet de Paris. L'enquête préliminaire, ouverte le 5 mars et confiée à l'office anticorruption de la PJ (Oclciff), s'est orientée vers des soupçons de financement illicite par l'UMP de la campagne soldée par la défaite du président-candidat.
Le parquet a requis vendredi l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "faux et usage de faux", "abus de confiance", "tentative d'escroquerie" et "complicité et recel de ces délits", selon un communiqué du procureur de la République de Paris, François Molins.
L'avocat de la société a reconnu qu'elle avait faussement imputé à l'UMP, sous le couvert de conventions, des dépenses qui avaient en réalité été effectuées lors des meetings du président-candidat Nicolas Sarkozy. Bygmalion a expliqué avoir accepté de faire ces fausses factures à la demande de l'équipe de campagne, qui lui aurait expliqué que c'était le seul moyen pour la société d'être payée, le plafond autorisé des dépenses étant dépassé.
L'abus de confiance concernerait, lui, le possible détournement de fonds au préjudice de l'UMP. Quant à la tentative d'escroquerie, elle se réfère au fait qu'auraient été volontairement minorées les dépenses engagées à l'occasion de la campagne, afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puis par le Conseil constitutionnel. Ces comptes n'avaient finalement pas été validés, pour d'autres raisons, ce qui explique le chef de tentative d'escroquerie et non d'escroquerie, a expliqué une source judiciaire.