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Par marialis2.2
07 février 2013, 12:29 lien
HAMMI/SIPA
Le parti islamiste Ennahda a refusé jeudi 7 février la dissolution du gouvernement annoncée mercredi par le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, après l'assassinat du dirigeant de l'opposition laïque, Chokri Belaïd, et la multiplication de manifestations populaires.
«Le Premier ministre n'a pas sollicité l'opinion de son parti. Nous croyons nous à Ennhada que la Tunisie a besoin aujourd'hui d'un gouvernement politique (...) Nous allons poursuivre les discussions avec les autres partis sur la formation d'un gouvernement de coalition», a déclaré le vice-président d'Ennhada, Abdelhamid Jelassi, cité par Challenges.fr.
Au même moment, les manifestations se sont multipliées en réaction à l'assassinat de la figure de l'opposition de gauche. Mercredi, un policier a été tué dans les affrontements avec les manifestants à Tunis. Pour tenter de mettre fin à ces violentes manifestations, le vice-président d'Ennhada a également promis d'organiser rapidement des élections.
Figure de l'opposition tunisienne de gauche, l'avocat Chokri Belaïd a été tué par balles mercredi à Tunis. Le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié a été visé par des tirs alors qu'il quittait son domicile. Le frère de la victime, Abdelmajid Belaïd, avait alors immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, d'être à l'origine du meurtre.
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