Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
<nav class="breadcrumb" role="breadcrumb">
</nav> <header class="article_header">En réaction à l'assassinat du dirigeant de l'opposition laïque, Chokri Belaïd, et aux nombreuses manifestations populaires, Hamadi Jebali annonce à la télévision nationale une dissolution du gouvernement pour laisser place à des technocrates apolitiques.
<article class="exp_item_live">
Après plusieurs heures d'affrontements, le calme semble revenir progressivement en début de soirée dans le centre de Tunis.
</article> <article class="exp_item_live">
"Ces manifestants étaient en train de saccager des boutiques" à Tunis, peut-on lire dans le communiqué du ministère tunisien de l'Intérieur annonçant le décès d'un policier. C'est le seul bilan, pour l'instant, des affrontement ce mercredi.
"La nouvelle du meurtre du politicien d'opposition Chokri Belaïd nous a remplis d'horreur et de tristesse", affirme le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, dans un communiqué.
Un policier de âgé 46 ans a été tué lors d'affrontements avec des manifestants dans le centre de Tunis, annonce le ministère de l'Intérieur, qui évoque "des suites d'une blessure à la poitrine provoquée par des jets de pierres" à Bab El-Jazira.
Le Premier ministre a confirmé que cette dissolution du gouvernement est provoquée par l'assassinat de Chokri Belaïd:
L'assassinat [de Belaïd] a accéléré ma prise de position pour laquelle j'assume ma responsabilité entière devant Dieu et devant notre peuple.
Hamadi Jebali
Il est à noter que le Premier ministre Hamadi Jebali n'a pas fixé de calendrier pour cette refonte du gouvernement, dont il compte garder la tête. Ce nouveau cabinet doit être confirmé par l'Assemblée nationale constituante. Aucun nom de futur ministre n'est pour l'instant annoncé.
Chokri Belaïd sera inhumé vendredi après-midi à Tunis au cimetière Jallez après la grande prière, apprend-on auprès de son frère Abdelmajid. Les funérailles étaient initialement prévues jeudi mais ont été reportées en raison de l'enquête et de l'autopsie du chef de l'opposition tunisienne laïque, tué par balles.
Lors de son discours annonçant la dissolution du gouvernement, le Premier ministre tunisien a livré des détails sur la sélection des nouveaux ministres:
J'ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais.
Hamadi Jebali
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali annonce la formation d'un nouveau gouvernement de technocrates apolitiques lors d'un discours à la télévision.
Europe 1 rappelle, vidéo à l'appui, que la femme de Chokri Belaïd le savait "menacé". Et le chef de l'opposition laïque, tué à Tunis, était lui aussi inquiet.
Selon la police, une soixantaine de personnes ont manifesté à Marseille pour dénoncer le meurtre de Chokri Belaïd.
La députée européenne du MoDem a aussi insisté sur le rôle de l'Europe.
L'Union européenne de son côté a une obligation vis-à-vis de la Tunisie. Nous devons aller plus loin dans l'intégration économique. (...) La Tunisie doit également faire face à la menace salafiste-djihadiste qui se précise dangereusement. Ceci doit être une préoccupation pour l'ensemble de la communauté internationale, au premier plan de laquelle l'Europe, à l'instar du Mali.
Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez juge quant à elle "essentiel que la constituante puisse mener ses travaux dans un esprit de consensus".
Le climat de violence politique, qui a atteint aujourd'hui un niveau inacceptable, est dénoncé depuis plusieurs semaines. (...) Or, il est essentiel, que la constituante puisse mener ses travaux dans un esprit de consensus et de concorde nationale afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem et députée européenne
Sur LCI, Jean-Pierre Chevènement a estimé que "les promesses du printemps arabe, de la démocratie (...) débouchent aujourd'hui sur une violence inacceptable".
On ne peut qu'être indigné par cet assassinat. Les promesses du printemps arabe, de la démocratie (...) débouchent aujourd'hui sur une violence inacceptable, et je comprends parfaitement l'émotion qui conduit un certain nombre de Tunisiens à manifester dans la rue, si ça n'était pas le cas cela voudrait dire que la démocratie est vraiment en danger. J'espère que non. Je pense que la Tunisie a une grande tradition, due à Habib Bourguiba pour l'essentiel, et qu'elle va se se reprendre et réaffirmer son attachement aux valeurs de démocratie.
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d'honneur du MRC, sur LCI
Jean-Pierre Bel, président PS du Sénat, "condamne fermement l'assassinat du dirigeant du mouvement des patriotes démocrates de Tunisie" et "adresse ses condoléances attristées à la famille de Chokri Belaïd, qui n'a eu de cesse de dénoncer avec courage l'intolérance et l'extrémisme". Il "se dit inquiet du développement d'une violence politique et réaffirme son soutien à tous les démocrates tunisiens".
L'Union générale tunisienne du travail (UGTT), la principale centrale syndicale du pays, se réunit demain matin pour décider d'entamer ou non une grève générale.
Beji Caïd Essebsi, l'ancien Premier ministre tunisien, s'est exprimé pour L'Express sur l'assassinat de Chokri Belaïd.
Pour le chef du parti d'opposition Nida Tounes, ce drame était prévisible.
>> Lire l'entretien: "L'opposition doit se serrer les coudes"
L'ordre national des avocats de Tunisie et le syndicat des magistrats ont publié un communiqué dans lequel ils indiquent qu'ils seront en grève pendant trois jours, rapporte un avocat tunisien sur Twitter.
Les funérailles de Chokri Belaïd auront lieu demain, rapporte la blogueuse Sarah Ben Hamadi, qui cite l'avocate Leila Ben Debba.
Comme l'a rapporté notre correspondante, des barricades ont été érigées à Tunis pour s'opposer aux forces de l'ordre.
Un blindé de la garde nationale tirait des salves de gaz alors que les manifestants utilisaient des poubelles, des tables de café, des barbelés et des barrières pour former leurs barricades.
La situation est de plus en plus tendue à Tunis, comme le rapporte la correspondante de L'Express Elodie Auffray.
Quatre partis d'opposition appellent à une grève générale jeudi en Tunisie. Le Front populaire, le parti républicain, Al Massar et Nidaa Tounes ont lancé un appel à la grève générale jeudi et ont annoncé la suspension de leur participation à l'Assemblée nationale constituante.
Ces décisions ont été adoptées à l'issue d'une réunion de concertation entre ces formations politiques pour répondre au meurtre de l'opposant Chokri Belaïd, a indiqué Nejib Chebbi, un chef du parti républicain.
<figcaption>La police tunisienne utilise des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants rassemblés à proximité du ministère de l'Intérieur. - AFP PHOTO / FETHI BELAID</figcaption> </figure>
Après l'assassinat de l'un des leaders de l'opposition tunisienne, l'avocate et militante des droits de l'homme Radhia Nasraoui dénonce le climat de violence qui s'est instauré en Tunisie en toute impunité depuis plusieurs mois.
>> Lire l'article de notre journaliste Dominique Lagarde: "Le gouvernement tunisien est responsable de n'avoir rien fait"
Un point presse du président Moncef Marzouki devrait se tenir dans quelques instants.
<figcaption>Des Tunisiens se protègent des gaz lacrymogènes lors d'affrontements entre la police et des manifestants en colère à Tunis après le meurtre de Chokri Belaïd. - AFP PHOTO / FETHI BELAID</figcaption> </figure>D'après France 24, l'opposition suspend sa participation à l'assemblée constituante du pays.
La coalition du Front populaire, dont Chokri Belaïd faisait partie en tant que membre des Patriotes démocrates, a tenu une conférence de presse. Une chaise vide symbolisait l'absence de l'opposant tunisien.
Des heurts entre policiers et des dizaines de protestataires ont éclaté devant le ministère de l'Intérieur à Tunis, alors que des manifestants y accompagnaient l'ambulance qui transporte le corps de Chokri Belaïd, assassiné ce matin.
Les manifestants ont jeté des pierres sur les policiers qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et de violents coups de matraque.