Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
<header> <hgroup>
<section class="byline clearfix">
Par lien

Les trois activistes Femen, devant le palais de justice de Tunis, le 29 mai 2013. (FETHI BELAID / AFP)
</section> <section class="toolbox before" style="position: absolute; top: 0px;"></section>
Les trois militantes Femen, deux Françaises et une Allemande, qui avaient manifesté seins nus à Tunis le 29 mai, ont été condamnées à quatre mois de prison ferme, mercredi 12 juin, selon l'un de leurs avocats, Souheib Bahri.
"Je prends acte avec consternation de cette décision, alors que l'infraction n'était pas constituée, a réagi l'un de leurs avocats français, maître Patrick Klugman. C'est une condamnation extrêmement lourde. C'est une atteinte grave à la liberté d'expression, pas seulement pour ces filles, mais pour la liberté d'expression en général."
Les trois Européennes membres du mouvement féministe comparaissaient pour "outrage public à la pudeur" (passible de six mois de prison ferme) et "atteinte aux bonnes mœurs ou à la morale publique" (six mois de prison ferme). Elles avaient manifesté pour soutenir une militante Femen tunisienne, Amina, détenue depuis le 19 mai.
<figure> <figcaption>(Francetv info)</figcaption> </figure>
"C'est une décision politique qui confirme le caractère dictatorial de la Tunisie, pour qui il est plus simple de mettre des filles en prison que de reconnaître que les femmes ont le droit de disposer librement de leur corps", a déclaré au téléphone depuis Paris la dirigeante de Femen, Inna Shevchenko.
"On est très en colère après ce verdict très dur, et nous allons poursuivre nos actions en Tunisie. Nous les préparons déjà. Nous allons les élargir, les multiplier. On ne va pas arrêter", a-t-elle encore martelé.
Les avocats français des militantes, maîtres Patrick Klugman et Yvan Terel, avaient souligné que si les trois militantes n'étaient pas remises en liberté, ils viendraient "immédiatement à Tunis pour amplifier la mobilisation internationale [en faveur des Femen] surtout dans la perspective de la venue de François Hollande". Une visite du président français à Tunis se préparerait pour début juillet.
L'association féministe Osez le féminisme a immédiatement réagi à la nouvelle, et appelle à la libération des jeunes femmes. Faisant référence à ce même déplacement du chef de l'Etat français, l'organisation a appelé le président "à agir au plus vite, et à porter ce message au nom de la France lors de sa visite officielle en Tunisie".