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Une femme vote lors du référendum sur l'"indépendance" des "républiques populaires"
autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, à Donetsk (Ukraine), le 11 mai 2014
. (GENYA SAVILOV / AFP)
</figcaption></figure><section>Mis à jour le <time datetime="2014-05-11T18:20:31+02:00" itemprop="dateModified">11/05/2014 | 18:20</time> , publié le <time datetime="2014-05-11T16:49:34+02:00" itemprop="datePublished">11/05/2014 | 16:49</time>
</section></section><section id="middleColumn" itemprop="articleBody"><section>L'issue du scrutin ne semble faire aucun doute. Dans l'est de l'Ukraine, des millions d'Ukrainiens sont appelés, dimanche 11 mai, à se prononcer lors d'un référendum sur l'"indépendance" des "républiques populaires" autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions frontalières de la Russie.
Alors que François Hollande dénonce de "vraies-fausses" consultations, "nulles et non avenues" et que Berlin et Washington considèrent ce scrutin comme illégal, francetv info revient sur les conditions chaotiques dans lesquelles votent les électeurs.
Il n'y a pas de registres d'électeurs, pas de listes d'émargement, juste des listes tenues à la main. Dans certains cas, il n'y a pas d'isoloirs, on coche alors les cases à la vite, sur un coin de table. Et pour voter, il suffit de présenter une pièce d'identité. Il est difficile, donc, de relever d'éventuelles fraudes, d'autant qu'aucun observateur étranger n'a été invité.
Un envoyé spécial de BFMTV rapporte des scènes étonnantes sur Twitter.

Des questions peu compréhensibles
Sur les bulletins, imprimés à la hâte par les rebelles, figure la question, inscrite en ukrainien et en russe : "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk ?" ou "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk ?". Les électeurs interrogés ne sont pas forcément d'accord sur le sens de la question posée, comme le montre ce reportage de France 2.
<figure><figcaption>(STEPHANIE PEREZ, VALERIE LUCAS ET BAPTISTE RIMBERT - FRANCE 2)</figcaption></figure>
Les documents sont imprimés en noir et blanc. Rien ne permet d'identifier s'il s'agit d'un original ou d'une copie.
"D'accord, ce n'est pas vraiment conforme à la loi, mais je pense que c'est le seul moyen" d'organiser le scrutin, reconnaît Roman Liaguine, président de la commission électorale mise sur pied à la hâte. "Pourquoi n'y a-t-il pas de protection spéciale pour les bulletins ? Parce que nous n'avons pas le budget", ajoute-t-il.
Les organisateurs n'ont déboursé qu'un peu plus de 1 200 euros pour mettre en place le référendum. Cinq cents euros, soit 8 000 hryvnias, ont été investis dans l'encre des trois machines gracieusement prêtées pour imprimer les bulletins mis à disposition.
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