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UMP: les "bad boys" de la Droite pop' défient les "beaux gosses" de la Droite forte

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UMP: les "bad boys" de la Droite pop' défient les "beaux gosses" de la Droite forte

Par , publié le <time datetime="2012-11-10 17:10:32" itemprop="datePublished" pubdate="">10/11/2012 à 17:10   </time>lien <time datetime="" itemprop="dateModified"></time>

Entre les "beaux gosses" de la Droite forte et les "bad boys" de la Droite populaire, rien ne va plus... Ces deux tendances musclées s'affrontent sans retenue. Conflit de générations, lutte de pouvoir. 

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</aside> <figure class="ouverture"> UMP: les "bad boys" de la Droite pop' défient les "beaux gosses" de la Droite forte <figcaption>

UMP - Les leaders de la Droite Forte, Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, agacent sérieusement les vieux briscards de la Droite populaire. Le congrès du 18 novembre sera animé.

AFP/ LIONEL BONAVENTURE

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Certes, ce n'est pas un concours de beauté auxquels sont invités les adhérents de l'UMP, le 18 novembre prochain, mais ils vont devoir choisir, outre un président, quel visage prendra la droite de la droite: celui des "beaux gosses" de la Droite forte ou celui des "bad boys" de la Droite populaire, pour parler comme Thierry Mariani. Car, malgré leur proximité politique, les deux écuries soumettent chacune une motion au vote des militants. 

En théorie, elles auraient pu s'entendre. D'ailleurs, les passerelles existent. Guillaume Peltier, leader de la Droite forte, a conseillé par le passé Thierry Mariani, cofondateur de la Droite populaire. Le second a même essayé d'introduire le premier au sein de son mouvement, mais des adhérents s'y sont opposés. Le mois dernier, c'est Geoffroy Didier, autre tête de pont de la Droite forte, qui a pris contact avec Brigitte Barèges, maire de Montauban, sympathisante de la Droite pop'. Il l'avait mise en cause à la télévision. Elle lui a écrit, il l'a rappelée et rendez-vous a été pris à Montauban pour tenir une réunion publique de la Droite forte.  

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"Ce sont des taureaux aux cornes d'escargot. Quand on les touche, elles se rétractent." 

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Ces passerelles restent fragiles. "La Droite forte, connais pas! Elle n'est qu'une manipulation médiatique", s'emporte ainsi le député Jacques Myard. Lionnel Luca, lui, ouvre, le bestiaire: "Ce sont des taureaux aux cornes d'escargot. Quand on les touche, elles se rétractent. Ou des caniches tenus en laisse par Hortefeux." Que vient faire l'ami de Nicolas Sarkozy dans cette histoire? Les tenants historiques de la Droite pop' le soupçonnent d'avoir favorisé l'émergence d'une motion concurrente. Le mobile? "Ils veulent nous remplacer par quelque chose de plus policé, parce que nous ne sommes pas maîtrisables", avance Lionnel Luca.  

"Interdire le droit de grève pour les enseignants"

Complot ou pas, le duo Peltier-Didier n'a pas eu besoin d'aide pour s'imposer dans le paysage médiatique. Leur visage poupin, leur disponibilité, l'étiquette de sarkozyste qu'ils se sont collée sur le front et leurs annonces chocs ("Nous voulons des quotas de journalistes de droite", "Il faut interdire le droit de grève pour les enseignants") ont suffi à faire parler d'eux. Des actions commando qui rappellent justement celles de la Droite populaire.  

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"Comment Geoffroy Didier peut-il dire que lui ne mène pas une politique de "couille molle" alors qu'il défendait un progressisme de gauche?" 

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Alors, les vieux briscards dépassés par les jeunots ? "Le collectif est sorti exsangue des législatives, passant de 40 parlementaires à une vingtaine, reconnaît Lionnel Luca, mais nous n'étions qu'une quinzaine d'actifs", se rassure le député des Alpes-Maritimes. Il met en avant la cohérence de son groupe, comme pour rappeler que Guillaume Peltier est passé par le Front national, le MNR de Mégret, puis le MPF de Villiers. Et que Geoffroy Didier a fait partie des fondateurs de la Diagonale, le club des "sarkozystes de gauche". Un CV qui irrite particulièrement Mariani. "Comment Didier peut-il dire que lui ne mène pas une politique de "couille molle" alors qu'il défendait un progressisme de gauche?" 

De ces attaques, les têtes d'affiche de la Droite forte tirent une certaine fierté : "Nicolas Sarkozy me dit souvent que l'on est attaqué lorsqu'on fait des propositions", avance Guillaume Peltier. Les soufflantes ne vont pas s'arrêter le 18 novembre, car la Droite populaire va continuer le combat. "Quel que soit le résultat, nous, nous serons toujours parlementaires. Et vous existez plus avec des députés qu'avec un local de 9 mètres carrés et une secrétaire au siège du parti", moque Thierry Mariani. Lionnel Luca résume, bravache: "Rendez-vous dans trois ans, on verra qui est encore là."

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