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Un ancien candidat du FN, Marc Lyoen, condamné pour fraude au RSA

Un ancien candidat du FN, Marc Lyoen,
condamné pour fraude au RSA

Cette fois, c’est pour fraude au RSA que Marc Lyoen , un ancien candidat aux élections locales en Saumurois ( 2011 ) a été nouveau condamné. L’ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15 000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

LyoenKiosk

Marc Lyoen, la cinquantaine, est un personnage haut en couleur. Le verbe haut et les idées plus tranchées que les méthodes de gestion, celui-ci n’est pas à sa première condamnation. La série avait débuté, il y a une vingtaine d’années, lorsque, propriétaire d’un magasin de vêtements discount en centre ville, il avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour la présence de 6 personnes sans contrat de travail dans son magasin.

En 2008, les services de Contrôles fiscaux constatent qu’une somme de 400 000 euros est sur son compte en banque alors que celui-ci touche le RSA. Interrogé sur cette coquette tirelire qui n’avait pas été déclarée, Marc Lyoen a expliqué qu’elle provenait de la vente d’un immeuble d’une SCI  appartenant majoritairement à son père et dans laquelle, il n’avait que quelques parts. Celui-ci se serait servi de son compte pour faire transiter de l’argent momentanément.

Source : saumur-kiosque.com

Le même personnage ( 12 Avril 1997 )

 

Un dirigeant lepéniste a été condamné pour travail clandestin
Marc Lyoen, secrétaire départemental du Front national et gros commerçant de la région de Saumur, employait «bénévolement» les adhérents de son parti dans ses magasins…
 

LE chef du Front national en Maine-et-Loire, Marc Lyoen, est «un jeune homme qui s’est fait tout seul», affirmait récemment l’officieux organe du FN, «National Hebdo», au détour d’un numéro spécial présentant «les hommes de Le Pen». Mauvaise pioche pour le périodique d’extrême droite: Marc Lyoen, trente-trois ans, propriétaire de magasins de vêtements, a été condamné, jeudi, par le tribunal de grande instance de Saumur, pour avoir fait travailler clandestinement des «bénévoles» du parti frontiste dans ses boutiques Rousso, de Thouars et de Saumur. Cette utilisation à des fins commerciale et privé d’adhérents de son mouvement vaut à l’intéressé six mois de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende assortis d’une publication du jugement et affichage quinze jours à la porte des succursales.

En outre, rapporte le quotidien régional le «Courrier de l’Ouest», «l’entrepreneur qui se respecte» (dixit encore «National Hebdo») a écopé de 100.000 francs d’amende, dont la moitié avec sursis, pour une vente au déballage sans autorisation préalable, en juin 1996, dans l’ancienne usine d’allumettes angevine de Trélazé. Quant à l’accusation de vente en soldes sans autorisation et hors période légale dans son magasin de Thouars, Marc Lyoen devra attendre avant d’être fixé sur son sort, le délibéré ayant été renvoyé au 22 mai.

Grand seigneur, le leader frontiste local n’a pas hésité, lors de l’audience, à rejeter la responsabilité sur son épouse. «Je suis actionnaire de la société de vente dans laquelle (ma) femme est gérante… a-t-il déclaré à la barre. D’ailleurs, depuis dix-huit mois, je me consacre exclusivement à mes fonctions politiques et je ne mets pratiquement plus les pieds dans mes magasins. Je gagne beaucoup moins d’argent que lorsque je vendais des vêtements.» Son défenseur, Me Führer (ça ne s’invente pas), a pris des accents d’enfant de choeur: «Conscients des difficultés dans lesquelles mon client se trouvait, compte tenu de son dévouement pour son parti, les militants du Front national ont bénévolement pris l’initiative d’aider leur secrétaire départemental.» Les belles âmes!

Mais le procureur de la République Yves Gambert a dénoncé un scénario moins angélique. «Le but lucratif de l’opération et l’omission de remplir les formalités d’usage suffisent à qualifier l’acte, a-t-il estimé. Le travail clandestin est une peste pour l’ensemble de la collectivité. C’est un acte d’incivisme grave qui doit être sanctionné.»

Dans le numéro spécial de «National Hebdo», l’action de Marc Lyoen était ainsi louée: «Sa fédération, il la gère comme une véritable entreprise. Son leitmotiv? «On n’a pas de sous!» Pas de sous, mais des idées.» On ne saurait mieux dire.

 

Source : L’Humanité

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