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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-10-21T20:36:00+02:00" itemprop="datePublished">21.10.2013 à 20h36</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-10-21T20:57:28+02:00" itemprop="dateModified">21.10.2013 à 20h57</time>
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Le consortium est dominé par Petrobras, contrôlé par l'Etat brésilien, qui représente 40 % du groupement. Shell et Total sont chacune présentes à hauteur de 20 % ; les entreprises chinoises CNCP et Cnooc, à 10 %.
La vente devait être remportée par l'entreprise ou le groupement de sociétés qui offrait le plus de pétrole à l'Etat brésilien. Le consortium a été le seul à présenter une offre suffisante pour exploiter ce champ dont les réserves gigantesques sont estimées à entre 8 à 12 milliards de barils de brut.
Lire le cadrage : "Qui remportera l'immense gisement pétrolier de Libra au Brésil ?"
RÉORIENTATION DE LA MANNE PÉTROLIÈRE VERS L'ÉDUCATION
En marge de cette vente aux enchères, des heurts ont éclaté entre la police et les manifestants. L'opération est en effet contestée par la Fédération unique des travailleurs du pétrole (FUP, à laquelle est affiliée la majorité des salariés de Petrobras) qui a appelé le 17 octobre à une grève illimitée.
Ces derniers, opposés à ces premières enchères d'attribution de gisements, qu'ils assimilent à une "privatisation du pétrole" brésilien et à "la perte de souveraineté" des ressources naturelles.
Cette vente a des allures de test : d'autres sont appelées à avoir lieu. L'opération, rendue possible après une loi de 2010 initiée par l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, vise à réorienter la manne pétrolière vers l'éducation et la santé.